Les dossiers
LE VENDREDI SAINT EN MARTINIQUE (972)
La foi de nos compatriotes Martiniquais est profonde, les fêtes religieuses sont très suivies par une grande majorité de la population de tous âges, et parmi ces fêtes, il y en a une que l’on ne saurait manquer, c’est la procession du Vendredi Saint.
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L’ile comporte 22 grands chemins de Croix, sur les 34 communes de ce département, dont certains sont de magnifiques réalisations comme celui de Sainte-Anne, ou celui de Le Morne-Rouge par exemple, sans doute le plus beau de l’ile avec des stations qui comportent des bas-reliefs en ronde-bosse, alors que pour beaucoup d’autres les stations sont ponctuées par de simples croix de béton peintes en blanc. Ci-contre : Le chemin de croix de Sainte-Anne vu d'en haut |
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Ci-dessus : le chemin de Croix de La Morne-Rouge vu d’en bas (Photo F. Libaud) |
La procession commence très tôt à la lumière des lampes-torches, chaleur oblige, généralement le départ est devant l’église du lieu entre 5h30 et 7h00 du matin, et toute une foule suit pieusement en chantant des cantiques, en priant et en lisant à chaque station le récit de la Passion du Christ. Le Journal France-Antilles, rends compte de ces processions par des articles, et surtout par des dossiers photos, notamment un dossier qui regroupe des photos des différents chemins de croix, publié dans l'édition du samedi 30 mars. Toujours impressionné par ces processions, nous avons demandé au Journal France-Antilles de bien vouloir nous autoriser à publier ses photos sur notre site et notre bulletin, ce qui a été très gentiment accepté par le Rédacteur en Chef Monsieur Rudy Rabathaly. . Dans un dossier de 62 photos nous en avons sélectionné 28 qui témoignent bien de la foi profonde de ce peuple, et vous trouverez ci-dessous 18 de ces belles photos.. |
Ci-dessous des photos de plusieurs chemins de croix, du sud au nord de l'ile.
![]() On part très tôt avec les torches, il fait encore nuit.. |
![]() Le jour se lève... |
![]() Le chemin grimpe sur les flanc du Morne (Colline) |
![]() Le Golgotha était une colline.... |
![]() A Marigot, la longue file des fidèles... |
![]() Lecture de la Passion du Christ.... |
![]() Au Diamant ou l'on aperçoit le célèbre rocher... |
![]() Ici au calvaire du Diamant... |
![]() Prières et chants de cantiques... |
![]() Lecture de la Passion à chaque station... |
![]() Une arrivée au calvaire... |
![]() Ici, une longue montée au calvaire... |
![]() Pause pour la prière en montant... |
![]() Lecture de la Passion à la station... |
![]() Au chant des cantiques... |
![]() Une foule immense s'avance... |
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NOTA : Toutes ces photos sont la propriété du jounal France-Antilles© et ne doivent en aucun cas être copiées ou reproduites par quelque moyens que ce soit...
Pour voir toutes les 62 photos des chemins de croix sélectionnés cette année, et publiées dans l'édition du samedi 30 mars 2013, cliquez sur :
http://www.martinique.franceantilles.fr/regions/en-images-chemins-de-croix-partout-dans-l-ile-199031.php
Pour voir les fiches des chemins de croix sur la Base de Données, clicquez sur les liens ci-dessous
Sainte-Anne : http://bdd.oratoires.com/Fiche.html?id=11493
Le Morne-Rouge : http://bdd.oratoires.com/Fiche.html?id=16297
F. Libaud, 9 avril 2013
DU LARAIRE ROMAIN A L’ORATOIRE CHRÉTIEN
Ou la permanence de l’architecture sacrée vernaculaire
Lors d'un récent voyage en Campanie, j'ai été frappé par la ressemblance architecturale des laraires romains avec les oratoires chrétiens, d'ou l'idée de cette petite étude comparative.
La religion chrétienne, religion révélée, s’est progressivement substituée à la religion romaine d’une nature totalement différente car fondée sur un culte polythéiste dit des idoles qui sont des personnages mythologiques légendaires, et essentiellement matérialisés par des statues et des dessins sur fresques.
Très curieusement les romains d’origine convertis au christianisme, conservèrent dans leur nouvelle religion les formes des sanctuaires privés antérieurs que nous retrouverons plusieurs siècles après un peu partout en Europe chrétienne, pour honorer les saints chrétiens.
Cette étrange ressemblance entre les oratoires privés des romains appelés Laraires, et nos oratoires traditionnels d’aujourd’hui est tout à fait surprenante alors que les cultures sont tellement différentes et que presque 2000 ans les séparent.
Les Cultes officiels romains
Les temples consacrés aux dieux officiels comme Jupiter, Mercure, etc. et aux déesses comme Junon, Vénus, Diane, etc. ainsi que le temple dédié au culte de l’empereur, étaient élevés sur le Forum. Il s’agissait de grands bâtiments inspirés du style grec antique, avec colonnades. Les cultes officiels qui y étaient rendus par des prêtres, les Flamines, consistaient en prières, offrandes et sacrifices d’animaux pour se concilier les dieux et prédire l’avenir des hommes.
Les Cultes privés de la Cité
Il y avait aussi des autels ou laraires publics dans la cité romaine, souvent au début de chaque rue, avec une statue d’un dieu sur un petit socle, ou bien une niche dans le bas d’un mur avec une statue ou une fresque, pour appeler la protection divine sur la rue, ses habitants et ses commerces. De même un Laraire public de la cité, genre de petit temple sur le forum, appelait aussi la protection d’un ou des dieux sur toute celle-ci.
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| Pompéi, Laraire public de rue et sa restitution (2) | Laraire de rue à Pompéi (2) | |
Les Cultes domestiques romains
A côté de ces cultes officiels et des cultes privés de la cité, il existait aussi une religion populaire qui concernait tous les citoyens et qui vénéraient les dieux protecteurs du foyer et des provisions, hébergés dans une construction appelée Lararium ou Sacrarium; le Laraire, c'est-à-dire un oratoire privé que l’on trouvait dans toutes les maisons.
Les Laraires sont conçus soit sous la forme d’une niche à l’entrée, soit sous celle d’un oratoire accolé à un mur ; ils sont généralement situés dans l’atrium ou bien quelquefois dans le jardin du péristyle. Ce laraire abritait les divinités protectrice du foyer appelés les dieux Lares et les Pénates.
Les dieux Lares qui sont les protecteurs du foyer, sont toujours représentés dansant en tenant une corne d’abondance. Les mânes ou âmes des ancêtres vertueux s’assimilèrent progressivement aux Lares. Certains dieux Lares protègent les cultures et les domaines, ils sont appelés les Lares Compitales, et des fêtes doivent les honorer, les Compitalia. Les Pénates sont les génies protecteurs des provisions et des biens de la maison
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| Statuettes de dieux lares et pénates (1) | Statuette de Jupiter (1) | |
Ce culte est parfaitement défini par la loi du 8 novembre 392, proclamée par Théodose dans l' Empire devenu chrétien, qui interdit les cultes païens : "Que personne, absolument, ne sacrifie une victime innocente, ni, par un sacrilège plus discret, adorant son dieu lare par du feu, son génie par du vin, ses pénates par du parfum, n'allume des lampes, ne répande de l'encens, n'accroche de guirlandes"
Ce culte résumé dans la loi ci-dessus, se pratiquait différemment suivant les maisons, il n’y avait pas de rituels définis, mais il devait être absolument pratiqué si l’on voulait que toute la maisonnée, esclaves compris, bénéficient de ces protections divines et donc de l’abondance de biens et de nourriture.
Chaque jour on faisait des libations aux lares, on veillait à décorer le laraire, en offrant des fleurs, des fruits, des mets pour s’attirer les bonnes grâces de ces divinités. Ces édifices, les socles comme les niches était peints, abritaient des statuettes généralement en bronze de ces dieux dans des attitudes de danseurs, et des statuettes des dieux officiels comme Jupiter, mercure, etc.
Les Edifices
Les ruines de Pompéi et d’Herculanum, villes ensevelies par l’éruption du Vésuve en 79 après J.C., nous ont livré des laraires en assez bon état, protégés par une très épaisse couche de cendres et de lave, les statues et les fresques sont parvenues jusqu'à nous au bout de près de 2000 ans. Nous sommes surpris de retrouver des architectures que nous connaissons bien et qui curieusement nous rappellent nos niches et nos oratoires provençaux, comme le montrent les photos ci-dessous.
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| Laraire à Herculanum (1) | Laraire à Pompéi (2) | Laraire à Pompéi (3) |
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| Pompéi, un laraire et sa niche décorée d’une fresque (2) | |
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| Un laraire et sa niche peinte à Pompéi (2) | |
Les laraires « Niches murales
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| Pompéi, Laraire à niche décoré (3) |
Pompéi, Laraire niche avec un semis de roses (2) |
Herculanum, Laraire niche (1) |
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| Laraire peint à Pompéi (2) | Laraire de la maison des Vettii (5) | Laraire à Pompéi (6) |
Le Génie du Maitre
Chaque homme, citoyen romain, avait à sa naissance son génie protecteur représenté par un serpent, les femmes n’en avaient pas, elles étaient protégées par Junon. Ce serpent était toujours peint sur les laraires, comme illustré ci-dessous.

Comparaison troublante d’oratoires que 2000 ans séparent
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La comparaison de ce laraire richement décoré d’Herculanum avec l’oratoire Saint Marc de Caromb dans le vaucluse, mets en évidence une grande similitude de forme, avec une grande niche sur un socle à hauteur d’appui, la niche est entourée de pilastres à chapiteaux, et est surmontée d’un fronton triangulaire. Or 2000 ans et près de 2000 Kms séparent ces deux édifices relevant chacun de deux religions fondamentalement antagonistes. |
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Photos : (1) Francis Libaud, et nous remercions : (2) Jackie and Bob Dunn, (3) Patricia Carlès, (4) Nanard Jones, (5) Collège J.Jaurès- Cransac, (6) Etablissement Bertrand de Born .
Bibliographie : Pompéï éd. Bonechi,, Herculanum éd. Kina, Ercolano éd. Electa, Catalogue du Musée archéologique de Naples éd. Carcavallo, Chronique des derniers païens, de Pierre Chuvin éd. Fayard.
Liens pour creuser : http://pompeiiinpictures.com/pompeiiinpictures/index.htm, http://nanard_jones.perso.sfr.fr/index.html , http://locipompeiani.free.fr/index.html , http://latin.collegejeanjaures-cransac.org/domus.htm , http://etablissementbertrandeborn.net
Francis Libaud, 19 Novembre 2012
UN ORATOIRE ERIGÉ EN EX-VOTO A L'ORIGINE DE LA BASILIQUE CATHÉDRALE DE CHIAVARI
EN LIGURIE DU LEVANT - ITALIE
Deux types de patrimoine religieux sont couramment distingués, voire opposés. D’une part, celui qui est officiel, contrôlé directement par l’Eglise. Et d’autre part, celui qui est populaire, vernaculaire, émanant des laïcs. Le cas que nous allons étudier est peu commun. En effet, à Chiavari, en Ligurie, à 40 km au sud-est de Gênes, un oratoire de 1493 érigé en ex-voto est curieusement à l’origine d’une basilique-cathédrale à laquelle il a donné son nom et transmis sa fresque : Notre-Dame du Jardin, Nostra Signora dell’Orto. Voici tout d’abord les principales étapes de cette histoire.
![]() Benedetto Borzone réalisant la fresque de l'oratoire en 1493 |
En 1493, une paysanne du bourg de Rupinaro, nommée Maria Dè Guercio, fit ériger un oratoire (pilone, en italien) dédié à Notre-Dame, Saint Sébastien et Saint Roch, à la périphérie de Chiavari. C’était un ex-voto pour avoir été protégée de l’épidémie de peste. Les deux saints cotitulaires sont les protecteurs habituels contre cette maladie. Ce petit monument fut construit dans une zone de jardins, ce qui lui donna son nom : Notre-Dame du Jardin. Maria Dè Guercio fit réaliser à l’intérieur, par le peintre Benedetto Borzone, une fresque représentant une Vierge à l’Enfant. |
En 1528, une nouvelle épidémie sévit. Un cimetière pour les pestiférés fut créé dans les environs de l’oratoire. Pour éviter la contagion, l’accès à cette zone fut interdit et un mur construit autour, incluant l’oratoire. Mais ce dernier ne fut pas oublié. En 1609, une certaine Geronima Turio eut une apparition de la Madone du Jardin, confirmée par la guérison miraculeuse de son fils gravement malade. Le matin du 2 juillet 1610, la Madone du Jardin apparut à nouveau, cette fois à Sebastiano Descalzo, un habitant de Chiavari. Plusieurs guérisons miraculeuses se produisirent, en particulier celle de Lazzaro Caprino, bègue de naissance.
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Le culte de Notre-Dame du Jardin fut officiellement approuvé, et une chapelle fut érigée à l’emplacement de l’oratoire. Le 1er juillet 1613, fut posée la première pierre du sanctuaire actuel. Il n’était pas alors question d’en faire une cathédrale. Les travaux progressèrent rapidement grâce à de nombreuses donations. Puis ils ralentirent à cause de la rénovation de l’église Saint-Jean dans les environs. En 1628, le sanctuaire fut confié aux Pères Carmes Déchaux afin qu’ils finissent les travaux et s’y installent. La construction fut terminée en 1633. Le 8 septembre 1634, la fresque de la Vierge à l’Enfant, abritée à l’origine dans l’oratoire de 1493, fut solennellement installée dans le nouveau sanctuaire au dessus du maître autel. En 1643, Notre-Dame du Jardin fut proclamée patronne principale de Chiavari et de son « district ». En 1769, la Madone reçut deux couronnes en or du Chapitre du Vatican. En 1797, la république ligure fut proclamée. Bonaparte supprima alors les ordres religieux, et les Carmes furent chassés. En 1809, le Pape Pie VII, prisonnier de Napoléon, passa à Chiavari et accorda le propre de la Messe et l’office liturgique de Notre-Dame du Jardin. |
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En 1892, le nouveau diocèse de Chiavari fut constitué. Léon XIII éleva alors le sanctuaire au rang de cathédrale, toujours dédiée à la Madone du Jardin, à Saint Sébastien et à Saint Roch. La cathédrale fut consacrée en 1894 par son premier Evêque, Mgr. Fortunato Vinelli. En 1904, Saint Pie X l’éleva au rang de basilique.
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A l’intérieur de la cathédrale, la fresque de l’oratoire est toujours placée au-dessus du maître-autel. Plusieurs peintures relatent les grandes étapes de l’histoire du sanctuaire. La voûte de la grande nef est décorée par cinq fresques datant de 1868, et représentant : Benedetto Borzone peignant la fresque de l’oratoire, la pose de la première pierre du sanctuaire, la première Messe célébrée devant Notre-Dame du Jardin, la proclamation de la Madone du Jardin comme patronne principale de la ville, et le couronnement de cette Vierge à l’Enfant. Sur la voûte de l’abside, est représentée l’apparition à Sebastiano Descalzo ; et sur les parois latérales les premiers miracles. |
Pour en savoir plus au sujet de la description de ce monument et de ses oeuvres d’art, vous pouvez consulter en italien : http://www.maranatha.it/ChieseLocali/Dioc/DiocHomeText.htm
Cette charmante partie de la Ligurie, dite du Levant, est méconnue des Français. Signalons la beauté particulière de deux sites côtiers au relief accidenté, très peu accessibles par la route, et donc préservés. Il faut s’y déplacer en bateau, par le train ou à pied. Ces lieux sont idéaux pour randonner. Le premier est le Promontoire de Portofino, au nord-ouest de Chiavari, avec son Abbaye San Fruttuoso. Le second, au sud-est, nommé les « Cinque Terre », est constitué par le territoire de cinq villages typiquement ligures, dans un paysage splendide de restanques et de vignobles, plongeant dans la Méditerranée. De belles étapes en route vers Florence et Rome !
Textes et Photos : Hervé Poullain Avril 2012
UN SANCTUAIRE VENDEEN SURPRENANT....
LE PELERINAGE ASCENSIONNEL DE NOTRE DAME
DE LA SALETTE A LA RABATELLIERE (85)
Juillet 2011
Ce site de pèlerinage à l'architecture singulière, aujourd'hui classé "Monument Historique" a été complètement restauré en 2010 par les soins du Conseil Général de la Vendée
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La politique anticléricale menée en France à partir de 1879, va susciter en Vendée une fièvre de reconstructions d'églises détruites lors des Guerres de Vendée, et d'édification de sanctuaires et lieux de piété, particulièrement dans le Bocage. Le curé de la Rabatellière de 1873 à 1908, l'abbé Hilairet fervent dévot à la Vierge, va construire sur ce coteau pour évoquer l'apparition de la Vierge Marie en 1846 à Mélanie et Maximin deux jeunes bergers, à la Salette en Dauphiné. |
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Les travaux dirigés par le prêtre et réalisés avec l'aide des paroissiens débutèrent en 1885, et devant 10 000 pèlerins réunis durant l'été 1888, furent inaugurés et bénis le 23 septembre par l'Abbé De Suyrot, les trois groupes de statues représentant du bas au sommet du coteau les trois moments de l'apparition de la Vierge à la Salette. Au premier niveau, Marie assise sur une pierre le visage entre les mains, pleure le péché des hommes, ensuite à mi-coteau, elle se relève pour expliquer sa mission aux deux enfants, puis enfin au sommet du coteau, elle s'élève au ciel sous leurs yeux, scène évoquée par un édifice à trois tours carrées, dont la plus haute au centre qui porte la statue de Marie.
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| Marie pleure le péché des hommes | Marie explique sa mission aux enfants | Marie s'élève au ciel |
L'année suivante, le monument du Rosaire est achevé, c'est un ensemble de cadres de pierres et de briques où au cours d'une ascension spirituelle, se déploient les étapes du Rosaire à travers les trois mystères, joyeux, douloureux et glorieux, qui aboutie à une tour, "Le Triomphe de la Croix" qui abrite une grande piéta en fonte peinte.
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| Les mystères joyeux | les mystères douloureux | Les mystères glorieux |
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| Tour du Triomphe de la Croix et sa Piéta | ||
Au sommet du coteau, l'abbé Hilairet décide d'élever en 1893 la tour de "la Croix de Jérusalem" en forme de donjon carré, flanqué de tourelles pleines et cénelées. Elle renferme une très haute croix de chêne, taillée dans un arbre du parc du château de la Rabatellière, et transportée en Terre Sainte pour y être bénite avant son installation. Au pied de cette croix, deus statues représentent l'une la Foi, sous les traits d'une jeune femme tenant un calice surmonté de l'hostie et l'autre la Vendée, avec une jeune femme à la tête ceinte d'une couronne de palmes et tenant sur son coeur un chapelet.
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| Tour de la Croix de Jérusalem | La Croix de Jérusalem | La Foi et la Vendée |
Sous cette tour, une grotte en rocaille renferme une statue du Christ mort gardé par deux anges agenouillés. En 1902, un chemin de croix, fait de simples croix de bois, vient s'ajouter le long de la colline.
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| Le Tombeau du Christ | Le chemin de croix |
Source : Conseil Général de la Vendée
juillet 2011, Photos Brigitte Hüe, Rédacteur Francis Libaud
Voyez la fiche du site d'inventaire des Lieux de pèlerinages en France, dirigé par le Professeur Catherine Vincent de l'université de Paris X-Nanterre : http://sanctuaires.coldev.org/index.php?r=cons&sr=cons&id=384
LES ORATOIRES DE GUADELOUPE
Mai 2011
Le Contexte Religieux
Le Contexte Religieux de la Guadeloupe, est caractérisé par une grande tolérance des Guadeloupéens et leur goût certain pour les religions. La religion catholique est très majoritaire, mais voisine aussi avec les églises évangélistes et les sectes comme les Témoins de Jéhovah assez répandus, sans oublier "les Puissances Invisibles" que représentent le Magico-Religieux, mélange de vieilles croyances africaines, de sorcellerie et souvent avec un vernis chrétien. Les mêmes fréquentent les sorciers "les Soucougnants" malgré les pressions du clergé, et vont ensuite à la messe à l'église.
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| La cathédrale de Basse-Terre, siège de l'Evêché | Grotte de Massabielle à Pointe-à-Pître |
Le Culte Hindou
Cependant une tolérance religieuse réelle permet aux fidèles de ces religions et de ces croyances de vivre en bonne entente, avec par exemple la cessation de toutes activités cultuelles au temple hindou de Changy à Capesterre-Belle-Eau, pendant le temps du Carême, temps fort de la vie religieuse catholique aux Antilles françaises. Il faut noter que 10% de la population est originaire de l'Inde, d'ou ils sont venus pour travailler dans les plantations après l'abolition de l'esclavage. Beaucoup d'entre-eux sont maintenant catholiques, et certains participent aussi aux cérémonies des grandes fêtes aux temples pour retrouver leur communauté. Les temples ou oratoires Hindous sont signalés par de hauts mats porteurs de très nombreux fannions flottant au vent.
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| Le Temple Hindou de Changy | Oratoire Hindou à Petit-Canal avec la Divinité adorée | ||
Le Culte Catholique
Les églises sont bien entretenues et toujours fleuries, très fréquentées dès l'aube, beaucoup d'entre-elles ont été reconstruites après le cyclone dévastateur de 1928 qui détruisit beaucoup de bâtiments dans l'ile, et comme les bâtiments officiels elles furent dessinées par Ali Tur, l'Architecte du Ministère de l'époque comme la remarquable église des Abymes. Toutes les fêtes religieuses sont suivies avec assiduité par la population, toujours habillée avec recherche, et avec un comportement exprimant une grande dignité . Les lieux de prières, comme la grotte de Massabielle à Pointe-à-Pître, ne désemplissent pas tout au long de la journée; Les sépultures attirent énormément de paroissiens car les décès sont systématiquement annoncés à la radio et les cérémonies du deuil sont très suivies car traditionnellement organisées comme des fêtes qui réunissent la famille, le quartier et les amis. Les cimetières sont des lieux étonnants, avec des tombeaux construits comme des maisons, comme celui devenu célèbre de Morne-à-l'Eau avec ses tombes en damier noir et blanc, devenu aujourd'hui un haut lieu touristique.
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| Cimetière de Morne à l'Eau | Un tombeau | Autre vue du cimetière |
Les Pèlerinages
Les pèlerinages sont aussi des temps forts qui réunissent des foules de fidèles très pratiquants, vers des sanctuaires ou des chemins de croix très présents dans l'île, très souvent dans des paysages magnifiques, comme celui de Notre Dame à Saint François, ou bien de Sainte-Anne à Petit-Canal, et celui du Christ-Roi aux Mangles, de Notre Dame du Mont-Carmel à Basse-Terre, etc.
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| Pèlerinage des Mangles à Petit-Canal | Pèlerinage à Notre Dame de la Baie à St François |
Les Oratoires Chrétiens
Les oratoires sont généralement d'architecture très simple, assez grands car tenant plus de la chapelle-oratoire que de l'oratoire pilon comme en métropole, avec bien sur de nombreux lumignons qui brûlent en permanence pour continuer la prière. Souvent trois à quatre chaises ou un ou deux bancs meublent l'édifice, et l'on y voit souvent du monde.
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| Sainte-Anne à Deshauteurs, Oratoire Sainte Marie | Vieux-Habitants, Saint Joseph | Notre Dame à Goyave | |
Sur Grande-Terre, pays de culture de la canne par excellence, ou subsistent les ruines de nombreux moulins à vent, on voit des oratoires installés dans ces vestiges de moulins, et même ci-dessous un oratoire dédié à la Vierge perché en haut d'un mur dans l'un des ateliers de la sucrerie Gardel au Moule.
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| Anse-Bertrand à la Mahaudière, oratoire à différents saints et saintes | Usine Gardel, oratoire perché dans un atelier | |
Sur Basse-Terre, dominée par le volcan de la Soufrière, on voit sur les pentes hautes du volcan, un oratoire creusé dans un bloc de lave descendu là lors de l'éruption de 1976 qui justifia l'évacuation temporaire de 70 000 habitants, cet oratoire abrite une statue de la Vierge de Lourdes, et une supplique à sa protection de la Guadeloupe contre les éruptions du volcan. A Pointe-Noire, dans une vallée reculée ou Marie serait apparue en larmes en 1977, un bel oratoire à double niche a été construit au bord du torrent.
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| Notre Dame de Lourdes sur la Soufrière |
Sacré-Coeur de Jésus à l'Ermitage, à Capesterre-Belle-Eau |
Notre Dame des Larmes (La Salette) à Pointe-Noire |
Retrouvez les oratoires de la Guadeloupe sur la Base de Données www.oratoires.com et sélectionnez le département N° 971.
Sources : Visite de la Guadeloupe et données de l'Evêché de Basse-Terre
Photos de Brigitte Hüe et Frédéric Libaud, texte de Francis Libaud
NOS AMIS LES CONTRIBUTEURS
Bien entendu la propriété des photos et des données restent légitimement celles du contributeur. De nouveaux contributeurs nous rejoignent spontanément chaque semaine ou chaque mois.
- Des Historiens et des érudits comme :
- André Guerville, Président de Richesses en Somme,
Auteur de « Chapelles et oratoires du pays de Somme » entre autres livres.
- Des créateurs et gérants de sites Internet, comme :
- Jean-Ch. Richard http://locweb.free.fr/oratoires.htm un site sur Morzine.
- Laurence Dubosson de www.monvillage.ch/valais/ sur Morgin et Troistorrents.
- Christian Nicolas, de http://tourainissime.blogspot.com un blog dédié au patrimoine architectural de la Touraine.
- Lionel Albertino de ttp ://freneydoisans.com/freneytiqu... Un blog dédié au patrimoine de Freney-en-Oisans.
- Jean Castan de http://marestaing.free.fr Un site très riche sur le Gers et les oratoires de France.
- Manuel Perez Bellanche de http://usuarios.arsystel.com/mairal... un magnifique site sur les pilons d’Aragon.
- Nadine Barret de http://transenprovence.over-blog.com Un site attachant à visiter sur la Provence.
- Anne d’Amico, http://provence-et-ailleurs.over-bl...le blog d’une passionnée de la Provence.
- Bernard Girault, avec un site Internet sur Laval et la Mayenne : www.laval53000.fr/l-habitat/...
- Denis Le Gourrièrec qui gère un site Internet sur le patrimoine du Morbihan http://viaterra.ne
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Des présidents d’association de défense du patrimoine, comme :
- Pierre Magherini, Président des « Amis du sanctuaire de la Garoupe » à Antibes http://garoupe.free.fr/
- Christophe Tilmant, Président de « l’ARARCO » Site de l’association dédié aux oratoires et chapelles du Nord-Pas-de-Calais. http://www.chapelles.org/
- De nombreux contributeurs individuels, trop nombreux pour être cités, dont….
- Jean-Pierre Banet, infatigable randonneur provençal.
RUE DES MIRACLES
Nous vous recommandons d’acheter l’ouvrage de Alfredo Vilchis Roque et Pierre Schwartz, "Rue des Miracles" qui est en fait un recueil de ces ex-voto. Vous trouverez les coordonnées à notre rubrique : Publications et Abonnements" et vous ne le regretterez pas !
LE SANCTUAIRE DE SANT’ANNA DI VINADIO
Ces ex-voto peints ont été offerts pour remercier des grâces reçues, pour des guérisons miraculeuses, des retours de guerre inespérés de soldats, du corps des Alpini, troupes d’élites italienne soumises aux plus durs combats, ou bien d’être sorti indemne d’accidents, de catastrophes etc.
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Ex-voto pour guérisons miraculeuses |
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Ex-voto d’accidents du travail
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Ex-voto de retours de guerre
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| Noeuds de rubans de nouveaux-nés | Ex-voto en médaillons |
LE CHEMIN DU ROSAIRE ET L’ANNONCIADE
A MENTON (06)
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Nous essayons d’obtenir les autorisations de rénovation de ces oratoires privés, ce qui n’est pas facile malgré la gratuité pour les propriétaires. Outre ces restaurations, nos projets sont d’ordres divers : compléter notre inventaire sur www.oratoires.com, organiser des visites guidées, créer des notices pour l’office de tourisme et écrire des articles.
Si vous venez à Menton, sachez que le Chemin du Rosaire débute en face de la gare routière, et que sa dénivelée est d’environ 200 mètres. Vous pouvez aussi monter à l’Annonciade en voiture ou en car, et passer devant les derniers oratoires dans les escaliers.
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LES ORATOIRES DE LA MARTINIQUE
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| Dans le cimetière de Sainte-Marie, tombes avec les niches-oratoires toujours très fleuries, avec leurs statuettes et leurs lumignons qui brûlent en permanence. |
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| Rayon d’un Supermarché Carrefour-Market, entre la vaiselle et la quincaillerie | |
Les PILONI VOTIVI du Piémont
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Oratoire de Ligurie
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Photo Régione VDA.it
Oratoire St Emeric à Quart (Val d’Aoste) |
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| En fait, il n’en est rien, les oratoires du Val d’Aoste, sont en tous points semblables à ceux de Savoie, massifs pour résister à l’hiver alpin, alors que ceux de la Ligurie, ressemblent à ceux de l’ex-Comté de Nice, comme de la Provence, à la population méditerranéenne très similaire. | ||
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saint Donat
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Ce magnifique oratoire est situé à un carrefour sur la SP21, et des routes qui mènent à San Mauro et à Rivoira, à la limite des communes de Pévéragno et de Boves.
Son érection est due à un fait historique tragique, après plusieurs violences et même batailles entre les habitants des deux communes, il rappelle le souvenir d’une expédition d’hommes de Pévéragno, durant la fête du Corpus Domini en 1424, et le massacre de 10 hommes de Boves.
Cette bataille à nécessité l’intervention du capitaine du Piémont supérieur pour faire justice et ramener la paix. Cet oratoire fût le premier symbole de cette paix, élevé à cet endroit au XVème siècle, à la place d’un arbre qui perdait ses feuilles en été, ce qui fût vu par les deux partis, comme un sombre présage. L’actuelle construction, qui doit dater de la fin du XVIIIème siècle, à été restaurée en 1957 par le curé Gilardi, puis en 1987. |
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| Les saints représentés sont Saint Barthélémy vénéré à Boves, et ceux vénérés à Pévéragno, comme Saint Jean-Baptiste, Saint Donat vénéré à San Mauro, et Saint Grat vénéré à Rivoira, deux hameaux de Pévéragno. | ||
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