Les dossiers

LE VENDREDI SAINT EN MARTINIQUE (972)

La foi de nos compatriotes Martiniquais est profonde, les fêtes religieuses sont très suivies par une grande majorité de la population de tous âges, et parmi ces fêtes, il y en a une que l’on ne saurait manquer, c’est la procession du Vendredi Saint.

L’ile comporte 22 grands chemins de Croix, sur les 34 communes de ce département, dont certains sont de magnifiques réalisations comme celui de Sainte-Anne, ou celui de Le Morne-Rouge par exemple, sans doute le plus beau de l’ile avec des stations qui comportent des bas-reliefs en ronde-bosse, alors que pour beaucoup d’autres les stations sont ponctuées par de simples croix de béton peintes en blanc.

Ci-contre : Le chemin de croix de Sainte-Anne vu d'en haut
Photo F. Libaud

Ci-dessus : le chemin de Croix de La Morne-Rouge vu d’en bas (Photo F. Libaud)

La procession commence très tôt à la lumière des lampes-torches, chaleur oblige, généralement le départ est devant l’église du lieu entre 5h30 et 7h00 du matin, et toute une foule suit pieusement en chantant des cantiques, en priant et en lisant à chaque station le récit de la Passion du Christ.

Le Journal France-Antilles, rends compte de ces processions par des articles, et surtout par des dossiers photos, notamment un dossier qui regroupe des photos des différents chemins de croix, publié dans l'édition du samedi 30 mars.

Toujours impressionné par ces processions, nous avons demandé au Journal France-Antilles de bien vouloir nous autoriser à publier ses photos sur notre site et notre bulletin, ce qui  a été très gentiment accepté par le Rédacteur en Chef Monsieur Rudy Rabathaly.

. Dans un dossier de 62 photos nous en avons sélectionné  28 qui témoignent bien de la foi profonde de ce peuple, et vous trouverez ci-dessous 18 de ces belles photos..

Ci-dessous des photos de plusieurs chemins de croix, du sud au nord de l'ile.


On part très tôt avec les torches, il fait encore nuit..

Le jour se lève...

Le chemin grimpe sur les flanc du Morne (Colline)

Le Golgotha était une colline....

A Marigot, la longue file des fidèles...

Lecture de la Passion du Christ....

Au Diamant ou l'on aperçoit le célèbre rocher...

Ici au calvaire du Diamant...

Prières et chants de cantiques...

Lecture de la Passion à chaque station...

Une arrivée au calvaire...

Ici, une longue montée au calvaire...

Pause pour la prière en montant...

Lecture de la Passion à la station...

Au chant des cantiques...

Une foule immense s'avance...

NOTA : Toutes ces photos sont la propriété du jounal France-Antilles© et ne doivent en aucun cas être copiées ou reproduites par quelque moyens que ce soit...

Pour voir toutes les 62 photos des chemins de croix sélectionnés cette année, et publiées dans l'édition du samedi 30 mars 2013, cliquez sur :
http://www.martinique.franceantilles.fr/regions/en-images-chemins-de-croix-partout-dans-l-ile-199031.php

Pour voir les fiches des chemins de croix sur la Base de Données, clicquez sur les liens ci-dessous

Sainte-Anne : http://bdd.oratoires.com/Fiche.html?id=11493

Le Morne-Rouge : http://bdd.oratoires.com/Fiche.html?id=16297

F. Libaud, 9 avril 2013


DU LARAIRE ROMAIN A L’ORATOIRE CHRÉTIEN

Ou la permanence de l’architecture sacrée vernaculaire

Lors d'un récent voyage en Campanie, j'ai été frappé par la ressemblance architecturale des laraires romains avec les oratoires chrétiens, d'ou l'idée de cette petite étude comparative.

La religion chrétienne, religion révélée, s’est progressivement substituée à la religion romaine d’une nature totalement différente car fondée sur un culte polythéiste dit des idoles qui sont des personnages mythologiques légendaires, et essentiellement matérialisés par des statues et des dessins sur fresques.

Très curieusement les romains d’origine convertis au christianisme, conservèrent dans leur nouvelle religion les formes des sanctuaires privés antérieurs que nous retrouverons plusieurs siècles après un peu partout en Europe chrétienne, pour honorer les saints chrétiens.

Cette étrange ressemblance entre les oratoires privés des romains appelés Laraires, et nos oratoires traditionnels d’aujourd’hui est tout à fait surprenante alors que les cultures sont tellement différentes et que presque 2000 ans les séparent.

Les Cultes officiels romains

Les temples consacrés aux dieux officiels comme Jupiter, Mercure, etc. et aux déesses comme Junon, Vénus, Diane, etc. ainsi que le temple dédié au culte de l’empereur, étaient élevés sur le Forum. Il s’agissait de grands bâtiments inspirés du style grec antique, avec colonnades. Les cultes officiels qui y étaient rendus par des prêtres, les Flamines, consistaient en prières, offrandes et sacrifices d’animaux pour se concilier les dieux et prédire l’avenir des hommes.

Les Cultes privés de la Cité

Il y avait aussi des autels ou laraires publics dans la cité romaine, souvent au début de chaque rue, avec une statue d’un dieu sur un petit socle, ou bien une niche dans le bas d’un mur avec une statue ou une fresque, pour appeler la protection divine sur la rue, ses habitants et ses commerces. De même un Laraire public de la cité, genre de petit temple sur le forum, appelait aussi la protection d’un ou des dieux sur toute celle-ci.

Pompéi, Laraire public de rue et sa restitution (2)         Laraire de rue à Pompéi (2)

Les Cultes domestiques romains

A côté de ces cultes officiels et des cultes privés de la cité, il existait aussi une religion populaire qui concernait tous les citoyens et qui vénéraient les dieux protecteurs du foyer et des provisions, hébergés dans une construction appelée Lararium ou Sacrarium; le Laraire, c'est-à-dire un oratoire privé que l’on trouvait dans toutes les maisons.

Les Laraires  sont conçus soit sous la forme d’une niche à l’entrée, soit sous celle d’un oratoire accolé à un mur ; ils sont généralement situés dans l’atrium ou bien quelquefois dans le jardin du péristyle. Ce laraire abritait les divinités protectrice du foyer appelés les dieux Lares et les Pénates.

Les dieux Lares qui sont les protecteurs du foyer,  sont toujours représentés dansant en tenant une corne d’abondance. Les mânes ou âmes des ancêtres vertueux s’assimilèrent progressivement aux Lares. Certains dieux Lares protègent les cultures et les domaines, ils sont appelés les Lares Compitales, et des fêtes doivent les honorer, les Compitalia. Les Pénates sont les génies protecteurs des provisions et des biens de la maison

Statuettes de dieux lares et pénates (1) Statuette de Jupiter (1)

Ce culte est parfaitement défini par la loi du 8 novembre 392, proclamée par Théodose dans l' Empire devenu chrétien, qui interdit les cultes païens : "Que personne, absolument, ne sacrifie une victime innocente, ni, par un sacrilège plus discret, adorant son dieu lare par du feu, son génie par du vin, ses pénates par du parfum, n'allume des lampes, ne répande de l'encens, n'accroche de guirlandes"

Ce culte résumé dans la loi ci-dessus, se pratiquait différemment suivant les maisons, il n’y avait pas de rituels définis, mais il devait être absolument pratiqué si l’on voulait que toute la maisonnée, esclaves compris, bénéficient de ces protections divines et donc de l’abondance de biens et de nourriture.

Chaque jour on faisait des libations aux lares, on veillait à décorer le laraire, en offrant des fleurs, des fruits, des mets pour s’attirer les bonnes grâces de ces divinités. Ces édifices, les socles comme les niches était peints, abritaient des statuettes généralement en bronze de ces dieux dans des attitudes de danseurs, et des statuettes des dieux officiels comme Jupiter, mercure, etc.

Les Edifices

Les ruines de Pompéi et d’Herculanum, villes ensevelies par l’éruption du Vésuve en 79 après J.C.,  nous ont livré des laraires en assez bon état, protégés par une très épaisse couche de cendres et de lave, les statues et les fresques sont parvenues jusqu'à nous au bout de près de 2000 ans. Nous sommes surpris de retrouver des architectures que nous connaissons bien et qui curieusement nous rappellent nos niches et nos oratoires provençaux, comme le montrent les photos ci-dessous.

Laraire à Herculanum (1) Laraire à Pompéi (2) Laraire à Pompéi (3)

 

Pompéi, un laraire et sa niche décorée d’une fresque (2)
Un laraire et sa niche peinte à Pompéi (2)

Les laraires « Niches murales

Pompéi, Laraire à niche décoré (3) Pompéi, Laraire niche avec
un semis de roses (2)
Herculanum, Laraire niche (1)
Laraire peint à Pompéi (2) Laraire de la maison des Vettii (5) Laraire à Pompéi (6)

 

Le Génie du Maitre

Chaque homme, citoyen romain, avait à sa naissance son génie protecteur représenté par un serpent, les femmes n’en avaient pas, elles étaient protégées par Junon. Ce serpent était toujours peint sur les laraires, comme illustré ci-dessous.

 

Comparaison troublante d’oratoires que 2000 ans séparent

La comparaison de ce laraire richement décoré d’Herculanum avec l’oratoire Saint Marc de Caromb dans le vaucluse, mets en évidence une grande similitude de forme, avec une grande niche sur un socle à hauteur d’appui, la niche est entourée de pilastres à chapiteaux, et est surmontée d’un fronton triangulaire. Or 2000 ans et près de 2000 Kms séparent ces deux édifices relevant chacun de deux religions fondamentalement antagonistes.

Photos : (1) Francis Libaud, et nous remercions : (2) Jackie and Bob Dunn, (3) Patricia Carlès, (4)  Nanard Jones, (5) Collège J.Jaurès- Cransac, (6) Etablissement Bertrand de Born .

Bibliographie : Pompéï éd. Bonechi,, Herculanum éd. Kina, Ercolano éd. Electa, Catalogue du Musée archéologique de Naples éd. Carcavallo, Chronique des derniers païens, de Pierre Chuvin éd. Fayard.

Liens pour creuser : http://pompeiiinpictures.com/pompeiiinpictures/index.htm,     http://nanard_jones.perso.sfr.fr/index.html , http://locipompeiani.free.fr/index.html ,     http://latin.collegejeanjaures-cransac.org/domus.htm , http://etablissementbertrandeborn.net

Francis Libaud, 19 Novembre 2012


UN ORATOIRE ERIGÉ EN EX-VOTO A L'ORIGINE DE LA BASILIQUE CATHÉDRALE DE CHIAVARI

EN LIGURIE DU LEVANT  - ITALIE

Deux types de patrimoine religieux sont couramment distingués, voire opposés. D’une part, celui qui est officiel, contrôlé directement par l’Eglise. Et d’autre part, celui qui est populaire, vernaculaire, émanant des laïcs. Le cas que nous allons étudier est peu commun. En effet, à Chiavari, en Ligurie, à 40 km au sud-est de Gênes, un oratoire de 1493 érigé en ex-voto est curieusement à l’origine d’une basilique-cathédrale à laquelle il a donné son nom et transmis sa fresque : Notre-Dame du Jardin, Nostra Signora dell’Orto. Voici tout d’abord les principales étapes de cette histoire.


Benedetto Borzone réalisant la fresque de l'oratoire en 1493

En 1493, une paysanne du bourg de Rupinaro, nommée Maria Dè Guercio, fit ériger un oratoire (pilone, en italien) dédié à Notre-Dame, Saint Sébastien et Saint Roch, à la périphérie de Chiavari. C’était un ex-voto pour avoir été protégée de l’épidémie de peste. Les deux saints cotitulaires sont les protecteurs habituels contre cette maladie. Ce petit monument fut construit dans une zone de jardins, ce qui lui donna son nom : Notre-Dame du Jardin. Maria Dè Guercio fit réaliser à l’intérieur, par le peintre Benedetto Borzone, une fresque représentant une Vierge à l’Enfant.

En 1528, une nouvelle épidémie sévit. Un cimetière pour les pestiférés fut créé dans les environs de l’oratoire. Pour éviter la contagion, l’accès à cette zone fut interdit et un mur construit autour, incluant l’oratoire. Mais ce dernier ne fut pas oublié. En 1609, une certaine Geronima Turio eut une apparition de la Madone du Jardin, confirmée par la guérison miraculeuse de son fils gravement malade. Le matin du 2 juillet 1610, la Madone du Jardin apparut à nouveau, cette fois à Sebastiano Descalzo, un habitant de Chiavari. Plusieurs guérisons miraculeuses se produisirent, en particulier celle de Lazzaro Caprino, bègue de naissance.

Le culte de Notre-Dame du Jardin fut officiellement approuvé, et une chapelle fut érigée à l’emplacement de l’oratoire. Le 1er juillet 1613, fut posée la première pierre du sanctuaire actuel. Il n’était pas alors question d’en faire une cathédrale. Les travaux progressèrent rapidement grâce à de nombreuses donations. Puis ils ralentirent à cause de la rénovation de l’église Saint-Jean dans les environs. En 1628, le sanctuaire fut confié aux Pères Carmes Déchaux afin qu’ils finissent les travaux et s’y installent. La construction fut terminée en 1633. Le 8 septembre 1634, la fresque de la Vierge à l’Enfant, abritée à l’origine dans l’oratoire de 1493, fut solennellement installée dans le nouveau sanctuaire au dessus du maître autel. En 1643, Notre-Dame du Jardin fut proclamée patronne principale de Chiavari et de son « district ». En 1769, la Madone reçut deux couronnes en or du Chapitre du Vatican. En 1797, la république ligure fut proclamée. Bonaparte supprima alors les ordres religieux, et les Carmes furent chassés. En 1809, le Pape Pie VII, prisonnier de Napoléon, passa à Chiavari et accorda le propre de la Messe et l’office liturgique de Notre-Dame du Jardin.           

 En 1892, le nouveau diocèse de Chiavari fut constitué. Léon XIII éleva alors le sanctuaire au rang de cathédrale, toujours dédiée à la Madone du Jardin, à Saint Sébastien et à Saint Roch. La cathédrale fut consacrée en 1894 par son premier Evêque, Mgr. Fortunato Vinelli. En 1904, Saint Pie X l’éleva au rang de basilique.

A l’intérieur de la cathédrale, la fresque de l’oratoire est toujours placée au-dessus du maître-autel. Plusieurs peintures relatent les grandes étapes de l’histoire du sanctuaire. La voûte de la grande nef est décorée par cinq fresques datant de 1868, et représentant : Benedetto Borzone peignant la fresque de l’oratoire, la pose de la première pierre du sanctuaire, la première Messe célébrée devant Notre-Dame du Jardin, la proclamation de la Madone du Jardin comme patronne principale de la ville, et le couronnement de cette Vierge à l’Enfant. Sur la voûte de l’abside, est représentée l’apparition à Sebastiano Descalzo ; et sur les parois latérales les premiers miracles.

Pour en savoir plus au sujet de la description de ce monument et de ses oeuvres d’art, vous pouvez consulter en italien : http://www.maranatha.it/ChieseLocali/Dioc/DiocHomeText.htm

Cette charmante partie de la Ligurie, dite du Levant, est méconnue des Français. Signalons la beauté particulière de deux sites côtiers au relief accidenté, très peu accessibles par la route, et donc préservés. Il faut s’y déplacer en bateau, par le train ou à pied. Ces lieux sont idéaux pour randonner. Le premier est le Promontoire de Portofino, au nord-ouest de Chiavari, avec son Abbaye San Fruttuoso. Le second, au sud-est, nommé les « Cinque Terre », est constitué par le territoire de cinq villages typiquement ligures, dans un paysage splendide de restanques et de vignobles, plongeant dans la Méditerranée. De belles étapes en route vers Florence et Rome !

Textes et Photos : Hervé Poullain                                                                                                           Avril 2012


UN SANCTUAIRE VENDEEN SURPRENANT....

LE PELERINAGE ASCENSIONNEL DE NOTRE DAME
DE LA SALETTE A LA RABATELLIERE (85)

                                                                                                                                                  Juillet 2011

Ce site de pèlerinage à l'architecture singulière, aujourd'hui classé "Monument Historique" a été complètement restauré en 2010 par les soins du Conseil Général de la Vendée

La politique anticléricale menée en France à partir de 1879, va susciter en Vendée une fièvre de reconstructions d'églises détruites lors des Guerres de Vendée, et d'édification de sanctuaires et lieux de piété, particulièrement dans le Bocage.

Le curé de la Rabatellière de 1873 à 1908, l'abbé Hilairet fervent dévot à la Vierge, va construire sur ce coteau pour évoquer l'apparition de la Vierge Marie en 1846 à Mélanie et Maximin deux jeunes bergers, à la Salette en Dauphiné.

Les travaux dirigés par le prêtre et réalisés avec l'aide des paroissiens débutèrent en 1885, et devant 10 000 pèlerins réunis durant l'été 1888, furent inaugurés et bénis le 23 septembre par l'Abbé De Suyrot, les trois groupes de statues représentant du bas au sommet du coteau les trois moments de l'apparition de la Vierge à la Salette. Au premier niveau, Marie assise sur une pierre le visage entre les mains, pleure le péché des hommes, ensuite à mi-coteau, elle se relève pour expliquer sa mission aux deux enfants, puis enfin au sommet du coteau, elle s'élève au ciel sous leurs yeux, scène évoquée par un édifice à trois tours carrées, dont la plus haute au centre qui porte la statue de Marie.

Marie pleure le péché des hommes Marie explique sa mission aux enfants Marie s'élève au ciel

L'année suivante, le monument du Rosaire est achevé, c'est un ensemble de cadres de pierres et de briques où au cours d'une ascension spirituelle, se déploient les étapes du Rosaire à travers les trois mystères, joyeux, douloureux et glorieux, qui aboutie à une tour, "Le Triomphe de la Croix" qui abrite une grande piéta en fonte peinte.

Les mystères joyeux les mystères douloureux Les mystères glorieux
Tour du Triomphe de la Croix et sa Piéta

Au sommet du coteau, l'abbé Hilairet décide d'élever en 1893 la tour de "la Croix de Jérusalem" en forme de donjon carré, flanqué de tourelles pleines et cénelées. Elle renferme une très haute croix de chêne, taillée dans un arbre du parc du château de la Rabatellière, et transportée en Terre Sainte pour y être bénite avant son installation. Au pied de cette croix, deus statues représentent l'une la Foi, sous les traits d'une jeune femme tenant un calice surmonté de l'hostie et l'autre la Vendée, avec une jeune femme à la tête ceinte d'une couronne de palmes et tenant sur son coeur un chapelet.

Tour de la Croix de Jérusalem La Croix de Jérusalem La Foi et la Vendée

Sous cette tour, une grotte en rocaille renferme une statue du Christ mort gardé par deux anges agenouillés. En 1902, un chemin de croix, fait de simples croix de bois, vient s'ajouter le long de la colline.

Le Tombeau du Christ   Le chemin de croix

Source : Conseil Général de la Vendée
juillet 2011, Photos Brigitte Hüe, Rédacteur Francis Libaud

Voyez la fiche du site d'inventaire des Lieux de pèlerinages en France, dirigé par le Professeur Catherine Vincent de l'université de Paris X-Nanterre : http://sanctuaires.coldev.org/index.php?r=cons&sr=cons&id=384


LES ORATOIRES DE GUADELOUPE

                                                                                                                                                        Mai 2011

Le Contexte Religieux

Le Contexte Religieux de la Guadeloupe, est caractérisé par une grande tolérance des Guadeloupéens et leur goût certain pour les religions. La religion catholique est très majoritaire, mais voisine aussi avec les églises évangélistes et les sectes comme les Témoins de Jéhovah assez répandus, sans oublier "les Puissances Invisibles" que représentent le Magico-Religieux, mélange de vieilles croyances africaines, de sorcellerie et souvent avec un vernis chrétien. Les mêmes fréquentent les  sorciers "les Soucougnants" malgré les pressions du clergé, et vont ensuite à la messe à l'église.

       La cathédrale de Basse-Terre, siège de l'Evêché                   Grotte de Massabielle à Pointe-à-Pître

Le Culte Hindou

Cependant une tolérance religieuse réelle permet aux fidèles de ces religions et de ces croyances de vivre en bonne entente, avec par exemple la cessation de toutes activités cultuelles au temple hindou de Changy à Capesterre-Belle-Eau, pendant le temps du Carême, temps fort de la vie religieuse catholique aux Antilles françaises. Il faut noter que 10% de la population est originaire de l'Inde, d'ou ils sont venus pour travailler dans les plantations après l'abolition de l'esclavage. Beaucoup d'entre-eux sont maintenant catholiques, et certains participent aussi aux cérémonies des grandes fêtes aux temples pour retrouver leur communauté. Les temples ou oratoires Hindous sont signalés par de hauts mats porteurs de très nombreux fannions flottant au vent.

       Le Temple Hindou de Changy                    Oratoire Hindou à Petit-Canal avec la Divinité adorée

Le Culte Catholique

Les églises sont bien entretenues et toujours fleuries, très fréquentées dès l'aube,  beaucoup d'entre-elles ont été reconstruites après le cyclone dévastateur de 1928 qui détruisit beaucoup de bâtiments dans l'ile, et comme les bâtiments officiels elles furent dessinées par Ali Tur, l'Architecte du Ministère de l'époque comme la remarquable église des Abymes. Toutes les fêtes religieuses sont suivies avec assiduité par la population, toujours habillée avec recherche, et  avec un comportement exprimant une grande dignité .  Les lieux de prières, comme la grotte de Massabielle à Pointe-à-Pître, ne désemplissent pas tout au long de la journée; Les sépultures attirent énormément de paroissiens car les décès sont systématiquement annoncés à la radio et les cérémonies du deuil sont très suivies car traditionnellement organisées comme des fêtes qui réunissent la famille, le quartier et les amis. Les cimetières sont des lieux étonnants, avec des tombeaux construits comme des maisons, comme celui devenu célèbre de Morne-à-l'Eau avec ses tombes en damier noir et blanc, devenu aujourd'hui un haut lieu touristique.
 

    Cimetière de Morne à l'Eau        Un tombeau        Autre vue du cimetière

Les Pèlerinages

Les pèlerinages sont aussi des temps forts qui réunissent des foules de fidèles très pratiquants, vers des sanctuaires ou des chemins de croix très présents dans l'île, très souvent dans des paysages magnifiques, comme celui de Notre Dame à Saint François, ou bien de Sainte-Anne à Petit-Canal, et celui du Christ-Roi aux Mangles, de Notre Dame du Mont-Carmel à Basse-Terre, etc.

 
     Pèlerinage des Mangles à Petit-Canal              Pèlerinage à Notre Dame de la Baie à St François

Les Oratoires Chrétiens

Les oratoires sont généralement d'architecture très simple, assez grands car tenant plus de la chapelle-oratoire que de l'oratoire pilon comme en métropole, avec bien sur de nombreux lumignons qui brûlent en permanence pour continuer la prière. Souvent trois à quatre chaises ou un ou deux bancs meublent l'édifice, et l'on y voit souvent du monde.

   Sainte-Anne à Deshauteurs, Oratoire Sainte Marie   Vieux-Habitants, Saint Joseph   Notre Dame à Goyave

Sur Grande-Terre, pays de culture de la canne par excellence, ou subsistent les ruines de nombreux moulins à vent, on voit des oratoires installés dans ces vestiges de moulins, et même ci-dessous un oratoire dédié à la Vierge perché en haut d'un mur dans l'un des ateliers de la sucrerie Gardel au Moule.

   Anse-Bertrand à la Mahaudière, oratoire à différents saints et saintes    Usine Gardel, oratoire perché dans un atelier

Sur Basse-Terre, dominée par le volcan de la Soufrière, on voit sur les pentes hautes du volcan, un oratoire creusé dans un bloc de lave descendu là lors de l'éruption de 1976 qui justifia l'évacuation temporaire de 70 000 habitants, cet oratoire abrite une statue de la Vierge de Lourdes, et une supplique à sa protection de la Guadeloupe contre les éruptions du volcan. A Pointe-Noire, dans une vallée reculée ou Marie serait apparue en larmes en 1977, un bel oratoire à double niche a été construit au bord du torrent.

    Notre Dame de Lourdes sur la Soufrière      Sacré-Coeur de Jésus à l'Ermitage,
    à Capesterre-Belle-Eau
    Notre Dame des Larmes (La Salette)
    à Pointe-Noire

Retrouvez les oratoires de la Guadeloupe sur la Base de Données www.oratoires.com et sélectionnez le département N° 971.

Sources : Visite de la Guadeloupe et données de l'Evêché de Basse-Terre
Photos de Brigitte Hüe et Frédéric Libaud, texte de Francis Libaud


NOS AMIS LES CONTRIBUTEURS

23 avril 2011

Tout d’abord, nous disons à tous nos amis contributeurs « MERCI  », oui, Merci car le succès de la Base de Données www.oratoires.com est en très grande partie leur succès.
 
Comme toute association, nos actions dépendent de nos adhérents, qui font des inventaires et des suivis sur la région environnante de leur domicile ou de leurs séjours. Il est donc difficile d’être présent partout, et il serait impossible de construire à nous seuls une Base de Données des Oratoires et du Patrimoine chrétien vernaculaire aussi large et représentative que possible comme veux le devenir www.oratoires.com et nous atteindrions rapidement nos limites.
 
Nous avons donc eu l’idée de recourir à des « Contributeurs » soit qu’ils viennent spontanément à nous, soit que nous contactons pour leur proposer de mettre en ligne sur la Base de Données, leurs photos et leurs données géographiques et historiques, dans un strict respect de l’origine des documents.
 
Qui sont nos amis contributeurs.
 
Nos contributeurs sont toujours des passionnés des oratoires et autres édifices religieux vernaculaires, ou d’architecture et d’histoire, soit à titre individuels ou au sein d’associations, ils sont aussi des érudits ou des historiens, auteurs de livres, ou créateurs de sites Internet.
Nous devons les remercier et les féliciter pour leur coopération, sans eux la Base de Données des Oratoires, n’aurait jamais atteint aussi vite sa richesse d’informations, et son ouverture sur les pays limitrophes. Cette base est devenue assez rapidement une référence mise à la disposition des amateurs, curieux, historiens, étudiants, etc.
Nous avons voulu que cette Base soit accessible à tous, et nous nous sommes donné comme règle absolue de travailler avec des contributeurs dans une totale transparence, en citant toujours le nom du photographe, le nom de celui qui nous à fourni l’historique, et quand il s’agit d’une association sa raison sociale et s’il y à un Blog ou un Site Internet, le lien informatique qui permet la connexion directe.

Bien entendu la propriété des photos et des données restent légitimement celles du contributeur. De nouveaux contributeurs nous rejoignent spontanément chaque semaine ou chaque mois.
 
Nos contributeurs viennent de différents horizons tels :
 
  • Des Historiens et des érudits comme :

- André Guerville, Président de Richesses en Somme,
  Auteur de « Chapelles et oratoires du pays de Somme » entre autres livres.
 
- Jean-Noël Marissal, auteur de « Niches et oratoires de pierre bleue »
 
- Jacques Messiant, auteur de « Chemins et chapelles autour du Mont des Flandres »
 
- Dominique Thévenot, auteur de « Oratoires, croix et chapelles de Sixt-Fer-à-Cheval »
 
- Gérard et Patrizia Colleta, auteurs de « Les Cimaises de la grâce »
 
- Rino Canavese, auteur de « Capelle e Piloni votivi de Chiusa di Pesio »
 
 
  • Des créateurs et gérants de sites Internet, comme :

- Jean-Ch. Richard http://locweb.free.fr/oratoires.htm un site sur Morzine.
 
- Georges Charles de www.tao-yin.com/edito/arbres... avec un passionnant chapitre sur les arbres à loques.

- Laurence Dubosson de www.monvillage.ch/valais/ sur Morgin et Troistorrents.


- Diane Villeneuve de http://clochersdewallonie.be un site riche et passionnant.
 

- Christian Nicolas, de http://tourainissime.blogspot.com un blog dédié au patrimoine architectural de la Touraine.
 

- Lionel Albertino de ttp ://freneydoisans.com/freneytiqu... Un blog dédié au patrimoine de Freney-en-Oisans.
 

- Jean Castan de http://marestaing.free.fr Un site très riche sur le Gers et les oratoires de France.
 

- Manuel Perez Bellanche de http://usuarios.arsystel.com/mairal... un magnifique site sur les pilons d’Aragon.
 

- Nadine Barret de http://transenprovence.over-blog.com Un site attachant à visiter sur la Provence.
 

- Anne d’Amico, http://provence-et-ailleurs.over-bl...le blog d’une passionnée de la Provence.
 

- Bernard Girault, avec un site Internet sur Laval et la Mayenne  : www.laval53000.fr/l-habitat/...

- Denis Le Gourrièrec qui gère un site Internet sur le patrimoine du Morbihan http://viaterra.ne

 

  • Des présidents d’association de défense du patrimoine, comme :
     

- Pierre Magherini, Président des « Amis du sanctuaire de la Garoupe » à Antibes http://garoupe.free.fr/

 
- Eric Gili, Président de « L’AMONT et du Musée Vésubien » à St Martin-Vésubie. http://amontcev.free.fr/musee.htm
 

 - Christophe Tilmant, Président de « l’ARARCO » Site de l’association dédié aux oratoires et chapelles du Nord-Pas-de-Calais. http://www.chapelles.org/
 

- Bernard Girard, Président de « Racines Comtoises" www.racinescomtoises.net/
 
- Philippe Soufflet, Président de « Chemin de Croix de Servel "http://chemin-de-croix-de-servel.com/

 

  • De nombreux contributeurs individuels, trop nombreux pour être cités, dont….

- Jean-Pierre Banet, infatigable randonneur provençal.
 
- Yves Cartigny, Au cœur du pays basque.
 
- Laurent Carné, très actif dans la région vençoise.
 
- Bernard et Claudie Debille, pour les Côtes d’Armor,
 
- Yvonne et Claude Kuntz pour le Finistère.
 
- Gisèle et Michel Lavaret pour le Loiret et la Drôme,
 
- Et bien d’autres trop nombreux pour être tous cités.....
 
Certains de nos contributeurs décident d’adhérer à notre association, ce qui nous réjouit et nous conforte dans notre marche en avant pour l’étude et la sauvegarde du patrimoine chrétien vernaculaire.
 
A tous nous disons encore Merci, car c’est ensemble que nous bâtissons la base de Données www.oratoires.com pour en faire un outil à la disposition de tous.
 
Texte F. LIBAUD
 

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RUE DES MIRACLES

23 mars 2011

EX-VOTO mexicains contemporains
 
Les Ex-Voto mexicains contemporains illustrent remarquablement la société mexicaine d’aujourd’hui, violente et corrompue, ou la misère et la mort guettent l’homme du peuple à chaque instant. Les aléas de la vie, la précarité et la peur du lendemain sont permanents.
Aussi face à cette insécurité de tous les jours, chacun ne peut compter que sur lui et sur la providence pour protéger sa famille, au point que la foi profonde de ce peuple fait que chacun demande pour se protéger, l’intercession de Dieu, de la Vierge Marie et de ses saints, seul recours accessible aux gens du peuple.
 
De cette demande de protection, et de remerciements des grâces reçues, résulte un usage très soutenu des Ex-voto peints, au point que cette pratique génère une activité professionnelle de peintre d’Ex-voto.
 
Un photographe professionnel français, Pierre Schwartz, à rencontré à Mexico une famille de peintres d’ex-voto, la famille de Alfredo Vilchis Roque avec ses fils Hugo Alfredo, Daniel Alonso et Luis Angel, qui se définissent "peintres de quartier"
 
Sur commande, ils peignent les scènes vécues que les gens leur décrive et pour laquelle ils tiennent à remercier La Vierge ou les saints qu’ils ont invoqués dans leurs malheurs, et qui les ont exaucés.
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Autoportait d’Alfredo Vilchis Roque
 
Ces Ex-Voto de la fin du XXème et du début du XXIème siècle sont un véritable art populaire, au sens noble des mots, qui s’inscrit dans la continuité des Ex-voto des siècles précédents. Peints sur de fines plaques de métal ou de bois, l’artiste consigne les récits de miraculés,  il décrit en fait la vie de tous les jours des gens du peuple, dans leurs métiers avec les accidents du travail, leurs problèmes de santé avec leurs maladies et les opérations chirurgicales, leurs problèmes de couples avec leur sexualité ou leurs infidélités conjugales ou bien leur homosexualité, les accidents de transports, leurs déchéances avec l’alcoolisme ou la prostitution, la drogue et le suicide, etc.
 
Ces ex-voto sont souvent très crus, et toujours avec au bas du tableau un texte assez long en langage de la rue, souvent assez vulgaire, qui raconte le malheur vécu et la grâce qui les a exaucés.
 
Vous trouverez ci-après quelques ex-voto de ces peintres père et fils, qui donnent un petit aperçu de leur oeuvre, qui rassemble quinze années du travail de l’un des plus grands artistes du Mexique. Il est à la fois la reconnaissance d’une œuvre, une plongée dans le quotidien d’une mégapole contemporaine et un document sociologique à vocation universelle.

Nous vous recommandons d’acheter l’ouvrage de Alfredo Vilchis Roque et Pierre Schwartz, "Rue des Miracles" qui est en fait un recueil de ces ex-voto. Vous trouverez les coordonnées à notre rubrique : Publications et Abonnements" et vous ne le regretterez pas !
 
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Remerciements de la Vierge de Guadalupe pour être sorti sain et sauf en ayant voulu dépasser le train.
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Remerciements à la Vierge de
Guadalupe,pour une bonne récolte.
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Remerciements à la Vierge de Guadalupe,
pour une opération cardiaque réussie

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Remerciements au Seigneur de Chalma, parce que le mari n’a pas découvert qu’il était cocu !

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Remerciements au Saint Enfant d’Atocha,
pour être sortie de la prostitution.
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Remerciements au Seigneur de Chalma,
pour n’avoir que blessé son ami,
sous l’effet de l’alcool.
 Source : Texte Francis Libaud, avec l’aimable autorisation de Pierre Schwartz.
 
 

LE SANCTUAIRE DE SANT’ANNA DI VINADIO

le 3 décembre 2010

Ce sanctuaire perché à 2010 m d’altitude, le plus haut d’Europe, est situé sur une très ancienne voie de communication entre la Provence et le Piémont, la vallée de la Tinée et celle de la Stura di Demonte par le col de la Lombarde ou le Pas de Sainte Anne, soit entre Vinadio et Isola, Tout près d’Isola 2000, dans la très belle vallée glacière d’Orgials.
 
Ce sanctuaire est commun aux communautés de Vinadio et d’Isola, de chaque côté de la frontière.

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La légende rapporte qu’avant le XI siècle, Sainte Anne apparut en haut d’un rocher, à une jeune bergère, Anna Bagnis et lui désigna l’endroit ou elle demandait que soit construite une chapelle. Le plus ancien écrit daté de 1307 cite l’hospice Santa Maria di Brasca, sur ce périlleux sentier muletier de haute montagne. En 1443 un écrit dit que ce sanctuaire est dédié non plus à Notre Dame, mais à Sainte Anne, sa mère.

 

Dès les débuts du XVIème siècle, des chroniques rapportent qu’un prêtre desservant vivait à demeure et qu’une « multitude de peuple » montait à la chapelle pour la fête de Sainte Anne, et y apportait la nourriture et tout le nécessaire pour que le prêtre et ses gens puissent y passer l’hiver et secourir les voyageurs.

 

Au cours de ce même siècle l’évêque d’Apt offrit une petite relique de Sainte Anne, toujours présente, en ayant traversé toutes les invasions et destructions de l’histoire.

 
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En 1681 fut construite une nouvelle église à trois nefs, celle que nous voyons aujourd’hui, avec son sol en pente qui suit le roc, et qui a été ensuite agrandie et complétée de bâtiments pour les religieuses, l’hôtellerie, et entre 1750 et 1800 d’autres bâtiments furent construits pour accueillir, loger et nourrir les milliers de pèlerins qui montent au sanctuaire de Vinadio comme d’Isola chaque année lors des grands pèlerinages.
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Vue de l’église au centre des bâtiments du sanctuaire
 
Plusieurs miracles sont attribués à Sainte Anne de Vinadio, dont le plus emblématique se produisit en 1755 quand une avalanche ensevelit le village de Bergemoletto, et ou l’on dégagea trois femmes vivantes 37 jours après, se nourrissant du lait d’une chèvre ensevelie avec elles.
 
Ce sanctuaire témoigne de la foi des habitants des vallées, avec tous ses murs recouverts d’ex-voto peints, des nœuds de rubans roses ou bleus des nouveaux nés placés sous la protection de Sainte Anne, coutume locale très vivante, etc.

Ces ex-voto peints ont été offerts pour remercier des grâces reçues, pour des guérisons miraculeuses, des retours de guerre inespérés de soldats, du corps des Alpini, troupes d’élites italienne soumises aux plus durs combats, ou bien d’être sorti indemne d’accidents, de catastrophes etc.

 
Quelques Ex-voto
 
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Ex-voto pour guérisons miraculeuses

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 Ex-voto d’accidents du travail

 

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 Ex-voto de retours de guerre

 

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 Noeuds de rubans de nouveaux-nés  Ex-voto en médaillons
 
Photos Brigitte Libaud & Textes Françis Libaud
 
 Voyez les Ex-voto, crucifix et statues de Sant’Anna di Vinadio sur www.oratoires.com
 
Visitez le site du sanctuaire : www.santuariosantanna.it/

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LE CHEMIN DU ROSAIRE ET L’ANNONCIADE

A MENTON (06)

23 juin 2010

 Menton est la fameuse ville frontière située entre la Principauté de Monaco et l’Italie. Pendant cinq siècles, elle fut monégasque. Elle est remarquable par son site, les Alpes s’y jetant dans la mer, par son climat, le plus doux de France, et par son patrimoine varié.
 A partir du Xème ou XIème siècle, et jusqu’au XIIIème siècle, s’élevait au sommet de la colline qui sépare les vallées du Careï et du Borrigo, à 225 mètres d’altitude, le château et le village de Pépin (ou Puypin). Ce nom vient de Podium Pinum et signifie « colline des pins ». Son emplacement est contesté, mais il semble fort être le même que celui du Monastère actuel de l’Annonciade. Les sources documentaires anciennes sont rares.
 Au XIIIe siècle, les Vento, seigneurs des lieux, quittèrent Pépin et s’installèrent dans leur nouveau château de Menton, à l’emplacement occupé actuellement par le vieux cimetière. La population suivit et s’établit dans ce qui est maintenant la vieille ville. Pépin fut abandonné, sauf la chapelle du château qui subsista.
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 Ce déplacement était courant dans la région à cette époque. Après la reconquête sur les sarrasins au Xe siècle, les châteaux et villages furent bâtis sur les hauteurs. Puis, les attaques devenant moins fréquentes, ils se déplacèrent vers des sites plus accueillants. De l’ancien habitat ne subsiste souvent plus qu’une chapelle.
Au XIVe siècle, Charles Grimaldi, Seigneur de Monaco, acheta la seigneurie de Menton aux Vento.
 En 1641, le Prince Honoré II de Monaco chassa les occupants espagnols. Un de ses lieutenants, Jean-Jérôme de Monléon, offrit en ex-voto à l’Annonciade un retable en bois doré représentant l’Annonciation. Il est aujourd’hui dans la crypte.
 
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 Vers 1660, une Princesse de Monaco, atteinte de la lèpre lors d’un pèlerinage en Terre Sainte, fut miraculeusement guérie en invoquant l’Annonciade de Menton. Certains documents nomment Isabelle, sœur de Louis Ier. Mais d’après "Monaco, ses princes, ses princesses" publié par les éditions St-Georges, sous la direction de M. Joseph Fattorusso, il n’eut aucune sœur portant ce nom. En remerciement, cette princesse fit édifier, sur le chemin qui mène au monastère, quinze oratoires dédiés aux Mystères du Rosaire. Malgré l’abondance des documents d’archives monégasques pour le XVIIe siècle, « nulle part les Archives du Palais [de Monaco] ne font état de la Princesse Isabelle, de sa vie, de sa maladie et de sa guérison. Il en est de même pour le Chemin du Rosaire et la bénédiction des quinze oratoires. » Nous devons ces précisions à un Adjoint au Conservateur des Archives du Palais Princier, spécialiste de cette époque, que nous remercions. Une telle absence de document nous laisse perplexe, et nous poursuivons nos recherches dans les archives des alentours. D’autre part, la décoration initiale de ces oratoires est inconnue.
 
 Suite à plusieurs apparitions de Notre-Dame, Saint Dominique (1170-1221), fondateur des Frères Prêcheurs dits Dominicains, propagea la dévotion du Rosaire dans la chrétienté, d’ou les multiples chemins du Rosaire, dans nombre de paroisses.
 
En 1694, douze prêtres Mentonnais fondèrent la Congrégation de Puypin et bâtirent le « Monastère » de l’Annonciade. Ce denier nom, « Annunciata » en mentonasque, signifie « Annoncée », c’est-à-dire la Vierge Annoncée, la Vierge qui a reçu l’Annonce de l’Incarnation par l’Archange Gabriel.
 Étudions dans le détail ces quinze oratoires en commençant par leur thème, car chaque oratoire correspond à un Mystère, et ceux-ci sont groupés en trois séries de cinq.
 
 
D’abord, les Mystères Joyeux : l’Annonciation, la Visitation, la Naissance de Jésus, la Présentation de l’Enfant-Jésus au Temple et le Recouvrement de l’Enfant-Jésus.
 
 
Puis les Mystères Douloureux : l’Agonie de Jésus au jardin des Oliviers, la Flagellation, le Couronnement d’Épines, le Portement de Croix et le Crucifiement.
 
 
Et enfin les Mystères Glorieux : la Résurrection, l’Ascension, la Pentecôte, l’Assomption et le Couronnement de Notre-Dame.
 
 Le but de ces prières est de méditer ces Mystères en récitant son chapelet pour mener une vie chrétienne.
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 En 1808, le monastère, confisqué lors de la révolution, fut acheté par Jérôme de Monléon. En 1867, les Capucins de Gênes, chassés d’Italie, y furent accueillis par le Marquis de Monléon. Ils y restèrent jusqu’en 1887, année du grand tremblement de terre, survenu le jour des Cendres, qui causa de gros dégâts au monastère. Les Capucins de la Province de Lyon les remplacèrent en 1893, puis furent chassés par l’état en 1903 et revinrent en 1922.
 
 De 1930 à 1932, sous l’impulsion du R. P. Gratien de Corbeil, Gardien du couvent, furent reconstruites les quinze « chapelettes » par souscription publique. Abel Gléna en fut l’architecte, et Guillaume Cerutti-Maori le fresquiste. Elles furent bénies en 1932 par Mgr Rémond, Évêque de Nice. Un document paru en 1937, intitulé « Les chapelles du Rosaire, nous indique que plusieurs restaurations avaient eu lieu avant celle-ci, sans plus de précisions.
 
 En 1981, étant donné le mauvais état des fresques, des panneaux « provisoires » en terre cuite furent placés devant. Mme Jacqueline Verdini en dirigea l’exécution. Ils sont toujours en place.
 
En 1998, les Capucins s’éteignirent et vendirent le monastère. En 2000, des religieuses de l’Ordre de l’Annonciade, fondé par Sainte Jeanne de France, prirent leur place. Par une coïncidence surprenante, cet Ordre et ce lieu portent le même nom rare. Les religieuses firent rénover les trois derniers oratoires.
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 Depuis l’été 2008, des « tagueurs » sévissent dans le chemin. De plus, des dégradations sérieuses de la maçonnerie se produisent. Au début de 2010, nous avons donc adressé un courrier détaillé au Député-Maire de Menton. Sa réponse montre sa détermination à effectuer les restaurations, qui concerneront peut-être aussi les fresques. Nous vous tiendrons au courant des travaux.
 
 En plus des quinze de la série, se trouvent le long du Chemin du Rosaire quatre oratoires. Deux firent partie de l’ensemble mais furent remplacés parce qu’ils sont enterrés donc humides. L’un d’entre eux, entre le 1er et le 2e Mystère Glorieux, est particulièrement intéressant parce que sa forme est différente, et peut remonter à l’origine de la construction au XVIIe siècle.
 
Un autre ancien oratoire de la série est situé au 34 chemin du Rosaire, entre le 5e Mystère Joyeux et le 1er Mystère Douloureux. Il a été restauré par sa propriétaire à ses frais en 2008. Les maçons l’ont recouvert de ciment blanc, ce qu’il faut éviter de faire sur de la chaux
 
En effet, à la longue, l’humidité absorbée par la maçonnerie à la chaux est emprisonnée et finit par faire tomber le ciment. Lorsque nous avons fait connaissance de la propriétaire, nous lui avons proposé de poursuivre gratuitement la restauration : nettoyage du ciment, offre d’une statue qui a donné son nom à l’oratoire (Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse), badigeon bleu derrière la statue, peinture de la grille, création d’un escalier d’accès et d’un parterre. Il reste à poursuivre la décoration.
 
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 Deux autres oratoires sont présents. L’un est situé au début du chemin. Il contient une petite statue remplacée plusieurs fois à cause de vols. L’autre est une niche vide au-dessus d’une porte.
 

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Nous essayons d’obtenir les autorisations de rénovation de ces oratoires privés, ce qui n’est pas facile malgré la gratuité pour les propriétaires. Outre ces restaurations, nos projets sont d’ordres divers : compléter notre inventaire sur www.oratoires.com, organiser des visites guidées, créer des notices pour l’office de tourisme et écrire des articles.
 
Si vous venez à Menton, sachez que le Chemin du Rosaire débute en face de la gare routière, et que sa dénivelée est d’environ 200 mètres. Vous pouvez aussi monter à l’Annonciade en voiture ou en car, et passer devant les derniers oratoires dans les escaliers.
Le site et le panorama sont splendides, la chapelle du monastère silencieuse en haut de sa colline, plus proche des cieux appelle à la méditation et méritent la visite.
 
 Textes et photos H. POULLAIN
 

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LES ORATOIRES DE LA MARTINIQUE

Mars-avril 2010
1- Le contexte Magico-religieux JPEG
Les Martiniquais sont très pieux, et cette foi se manifeste par une très forte pratique religieuse colorée et priante soulignée partout par des lumignons qui brûlent en permanence dans les oratoires et les chapelles et sur les tombes des cimetières ; il n’est pas rare de voir les gens arrêter leur voiture pour aller prier devant un oratoire.
Cependant ainsi que le rappelle à chaque messe le remarquable Curé de la Cathédrale de Fort de France, ici la foi catholique se mélange avec tout un fond de pratiques magiques " le magico-religieux" sans cesse combattu par l’Eglise. Pour obtenir des protections et des succès, ou pour affronter les difficultés de la vie, chasser les Soucougnants (Vampires) et les Zombis, les gens recourent facilement à des sorciers appelés Quimboiseurs ou Séanciers, et autres voyants et médiums qui prospèrent dans l’île ; un jour un homme dans un hameau du Morne Poirier m’a dit avec sérieux "vous savez ici il se passe des choses étranges la nuit, des hommes disparaissent ou apparaissent, il vaut mieux ne pas trainer dehors"
 Photo : Eglise en Martinique, procession sur un Chemin de Croix le Vendredi Saint.
 
2- Les signes de Foi
 
 Deux particularités sont très intéressantes, en plus des participations massives aux messes, processions, pèlerinages etc, le culte des morts est très présent, et la nuit de la Toussaint les cimetières sont illuminés de milliers de bougies et les tombes sont veillées. Il faut visiter les cimetières avec leurs tombeaux carrelés de blanc très fleuris qui comportent devant le dosseret une niche identique à celles des oratoires avec des statues de la Vierge ou des Saints et des lumignons qui brûlent en permanence.
 
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Dans le cimetière de Sainte-Marie, tombes avec les niches-oratoires toujours très fleuries, avec leurs statuettes et leurs lumignons qui brûlent en permanence.
 
L’autre aspect peu commun est le marché des lumignons qui perpétuent la prière et des statues de Saints que l’on voit partout en assez grande quantité, ce marché est non négligeable au point de justifier une certaine longueur de gondoles dans les hypermarchés et supermarchés, nous sommes là avec des produits très demandés par les consommateurs.
 
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Rayon d’un Supermarché Carrefour-Market, entre la vaiselle et la quincaillerie
 
3- Les Oratoires
 
L’île de la Martinique comporte au moins 70 oratoires repérés comme tels sur les cartes IGN au 25/1000ème, avec les erreurs habituelles ou certains de ceux-ci ne sont que des croix ou des statues, tandis que nombre d’autres marqués comme simples croix on non mentionnés sont réellement des oratoires. En fait on doit probablement dénombrer près de 150 oratoires sur toute l’île.
 
Les oratoires de la Martinique, sont généralement de formes très simples et font rarement l’objet d’une recherche architecturale. les plus anciens sont construits en pierres maçonnées et enduites, et les plus récents sont souvent réalisés en béton armé donc dans des formes qui doivent être simples à coffrer.
 
 
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Exemples type d’oratoires datant de la fin du XIXème siècle et début du XXème siècle :
 
 
 
A gauche un oratoire de Saint-Esprit situé à un carrefour. celui ci est vide, mais la suie des parois de la niche indique que l’on y dépose des bougies et des lumignons.
 
 
 
 
A droite un oratoire situé à Fonds Saint-Denis, en contrebas du canal des Esclaves dit aussi de Beauregard, situé en pleine forêt tropicale, il contient une Vierge de Lourdes, Jésus au sacré-Coeur, Saint-Paul et Notre Dame de Miséricorde.
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Si beaucoup d’oratoires sont communaux, beaucoup d’autres sont privés, on construit un oratoire sur sa propriété pour attirer la protection divine et l’ont est à la limite du religieux véritable qui est toujours sincère et du magique voire du fétichisme.
 Les oratoires privés reflètent dans leur conception l’imagination de leur propriétaires, avec des formes quelquefois assez déconcertantes.
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Exemples d’oratoires récents, généralement construits en béton armé :
 
 
A gauche à Bon Air sur la commune de Sainte-Marie, dans une propriété en bordure de chemin, curieux oratoire Notre-Dame avec deux niches latérales destinées aux bougies et lumignons. La statue est dans la niche centrale, fermée par une porte métallique ouvragée et vitrée.
 
 
 
A droite, ce très bel oratoire de la Vierge à l’Enfant est situé dans la Rhumerie Saint-James toujours en activité à Sainte-Marie. Un autre oratoire est situé près du parc de stationnement du musée.
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Autres exemples d’oratoires récents :
 
 
 
A gauche près de la maison du régisseur de l’Habitation du Grand Galion à La Trinité, bel oratoire avec sa statue de Notre-Dame, un vase et des lumignons au pied et une niche au ras du sol, noircie par la fumée, pour recevoir des lumignons et des cierges.
 
 
 
 
 
A droite un bel oratoire construit à Morne Vert en bordure de la route, dédié à la Vierge à l’Enfant, et très fleuri.
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Il existe aussi au moins 20 Chemins de Croix publics comme privés, très fréquentés le Vendredi Saint, avec des processions organisées par l’église qui commencent à 5h00 du matin sur des chemins difficiles. En fait on relève plus de 40 Chemins de Croix sur l’île, surtout privés.
 
 
Textes Francis Libaud, Photos Brigitte Libaud
 
 Retrouvez les oratoires de la Martinique sur www.oratoires.com sous le numéro de département 972
 

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Les PILONI VOTIVI du Piémont

Janvier -Février 2010
 
L’on peut penser que les oratoires du Piémont, sont similaires à ceux de l’ex-Comté de Nice, de la Savoie, comme du val d’Aoste, ou de la Ligurie, ces différentes régions plus ou moins directement limitrophes entre elles, ayant été unies pendant des siècles, sous le même souverain, le Duc de Savoie qui devint ensuite Roi de Sardaigne, avant de devenir Roi d’Italie.

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Oratoire de Ligurie
 
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Photo Régione VDA.it
Oratoire St Emeric à Quart (Val d’Aoste)
 En fait, il n’en est rien, les oratoires du Val d’Aoste, sont en tous points semblables à ceux de Savoie, massifs pour résister à l’hiver alpin, alors que ceux de la Ligurie, ressemblent à ceux de l’ex-Comté de Nice, comme de la Provence, à la population méditerranéenne très similaire.
 
Les oratoires du Piémont, dénommés les Piloni Votivi, sont de style architectural bien spécifique, monumental et plutôt homogène dans toute la province.
 
 En Piémont, les oratoires sont de grands monuments, de 3 à 4 mètres de haut, et en moyenne de section 1.30 mètres au carré. Suivant leurs emplacements ils comportent 3 à 4 niches, généralement peintes.
 La niche de la façade principale est profonde et comporte soit une statue du Saint, soit une ou plusieurs fresques représentant plusieurs saints..
 
Les personnages peints, La Vierge Marie ou les Saints locaux, sont de véritables tableaux faits sur enduits à l’image des fresques d’antan, certains sont signés et datés, tandis que d’autres sont de style plus naïf.
 

lls sont généralement érigés en bord de route, ou à un croisement et certains sont même éclairés la nuit, par des lampes reliées au réseau électrique.  

Ils ont toujours étés bâtis à la demande d’une famille, quelquefois d’une communauté, en ex voto d’une grâce reçue, et sont implantés sur des terrains privés, ou plus rarement sur le domaine public.

Leur style remarquable, fait que beaucoup de communes piémontaises, en font un patrimoine touristique, y consacrent des pages sur leurs sites Internet, et même éditent des plaquettes, ou des cartes postales.

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Ci-dessus : Pilone di Santa Anna, au hameau de San Bartolomeo de Chiusa di Pesio.
 
Edifié par la famille Mauro en 1865, pour une grâce reçue, de la guérison d’une maladie.
 
Il a été édifié sur l’emplacement d’une croix, connue en 1770. Il a été restauré au début des années 1960.
 
Dans la niche est représentée la Madonne de Vicoforte, et sur une face, Saint Roch, très populaire dans la région du Montregalèse ;
 
 
 
Ci-contre à gauche : Sur la SP 42 vers la Certosa di Pesio, Angle Via Maro,
 
Fresques récemment restaurées de la Vierge à l’enfant, de la Sainte Famille, de St Jean-Baptiste, et de St Antoine de Padoue
 
 
Pilone votive de la famille Fantini
 
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Ci-dessus : l’oratoire perdu en pleine campagne, sur la propriété Fantini, édifié en 1878 par Michel Fantini, restauré à la fin du siècle, puis en 1987, ou les fresques ont été refaites par le peintre Jean-Baptiste Barale, de Roccavione. Il est éclairé la nuit.
Ci-contre l’Inscription dit : "La famille Fantini en l’honneur de la Sainte-Vierge"
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Saint Jean Bosco, Protégez nos jeunes
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La Madone à l’Enfant
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St Antoine de Padoue,
Protégez notre famille
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En haut de la niche, il est écrit :
 
En 1878 les Fantini l’ont construit,
 
En 2004 les Fantini l’ont restauré
 
 
La niche conserve plusieurs ex voto de 1881, de 1895 et de 1925 et autres illisible, et sur l’un on lit « O Sainte Vierge Marie, votre saint Nom résonne toujours sur les habitants de cette région »
 
 
Un ex voto est relatif à un soldat Fantini, disparu plusieurs années en Afrique, sans donner de nouvelles.
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 Pilone Rosso de Peveragno, dit de San Mauro
 
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saint Donat
Ce magnifique oratoire est situé à un carrefour sur la SP21, et des routes qui mènent à San Mauro et à Rivoira, à la limite des communes de Pévéragno et de Boves.
 
Son érection est due à un fait historique tragique, après plusieurs violences et même batailles entre les habitants des deux communes, il rappelle le souvenir d’une expédition d’hommes de Pévéragno, durant la fête du Corpus Domini en 1424, et le massacre de 10 hommes de Boves.

Cette bataille à nécessité l’intervention du capitaine du Piémont supérieur pour faire justice et ramener la paix.

Cet oratoire fût le premier symbole de cette paix, élevé à cet endroit au XVème siècle, à la place d’un arbre qui perdait ses feuilles en été, ce qui fût vu par les deux partis, comme un sombre présage.

L’actuelle construction, qui doit dater de la fin du XVIIIème siècle, à été restaurée en 1957 par le curé Gilardi, puis en 1987.

 
Les saints représentés sont Saint Barthélémy vénéré à Boves, et ceux vénérés à Pévéragno, comme Saint Jean-Baptiste, Saint Donat vénéré à San Mauro, et Saint Grat vénéré à Rivoira, deux hameaux de Pévéragno.
 
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   Saint Jean-Baptiste

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    Saint Grat

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Saint Barthélémy     

 
Pilone de Baduc, à Vigna, sur l’ancienne route de Certosa di Pesio
 

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Cet oratoire qui est très dégradé, appartient à la famille de P. Giraudi, qui l’a édifié pour la grâce reçue pour les années 1944 et 1945.
 
En bas il est dit « Soit de l’espérance, la fontaine vive »
 
Sur le coté gauche St Jean-Baptiste est représenté, avec la mention « Soit de la foi chrétienne le précurseur »
 
Sur le coté droit est représenté St Pierre, avec au dessous l’inscription « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirais mon Eglise »
La procession des Rogations, fait une station devant l’oratoire.
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Photos de Brigitte Libaud, textes de Francis Libaud, grâce à l’amabilité de Rino Canavese, historien de Chiusa di Pesio, qui nous a piloté lors de notre visite, et à son livre qu’il nous a aimablement offert : Cappelle campestri e Piloni votivi.

 Retrouvez les Oratoires du Piémont sur www.oratoires.com par le numéro de province CN

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