PRESENTATION DES EX-VOTO

PRESENTATION DES EX-VOTO

L’origine des Ex-Voto, comme celle des oratoires, trouve sa source dans les pratiques des religions païennes, qui depuis la plus haute antiquité, ont cherché secours et protection auprès de leurs divinités promettant une offrande en contrepartie de la faveur sollicitée.Les égyptiens offraient des ex-voto en témoignage de reconnaissance à la déesse Sérapis, les grecs au dieu Asclépios, et les romains au dieu Esculape. La source de la Seine est dès l’époque gauloise, puis gallo-romaine (Séquana) et chrétienne (Saint-Seine) l’objet d’un culte païen dont témoignent les ex-voto de bois, exposés au musée archéologique de Dijon, qu’on y a retrouvés en abondance.
L’ex-voto concrétise la demande faite à une divinité protectrice de lui accorder le secours et la grâce sollicitée 'ex-voto propitiatoire' en échange d’un don, témoignage de gratitude, en contrepartie de la grâce accordée 'ex-voto gratulatoire'.

 Ci-dessus, ex-voto gaulois de personnages malades et une Lampe à huile provenant du temple gallo-romain du chastelard (04)
allumée en ex-voto à la divinité, pour prolonger la prière, comme nos cierges d'aujourd'hui.

A Manosque, le 21 novembre 1631, lors de l’épidémie de peste qui ravageait la ville, les consuls firent le voeu de restaurer la chapelle de Toutes-Aures et de venir en procession jusqu’au sanctuaire, le 21 novembre de chaque année, couverts du chaperon et d’offrir chacun à Notre-Dame un flambeau de cire blanche. Cette coutume d’allumer un cierge (remplacée de nos jours par des luminis) a toujours les faveurs des fidèles désireux de concrétiser leur demande ou de témoigner de leur reconnaissance par ce geste.
 
L’offrande d’un objet personnel ayant un rapport avec la guérison obtenue, béquilles ou bâtons de marche d’un infirme ayant retrouvé l’usage de ses jambes, layettes et coiffes de nouveaux nés épargnés lors d’une maladie est une autre forme d’ex-voto.
 
Plus simplement, l’ex-voto se résume au don d’un objet religieux, chapelet, crucifix, coeur en métal ou médaillon rappelant le Sacré-Coeur de Jésus, tels qu’ils ornent la statue de Saint-Quinis dans la chapelle ermitage de Camps-la-Source (83).
 L’inscription, qu’elle soit simple graffiti ou plaque de marbre gravée est un autre moyen de solliciter une faveur ou de témoigner sa reconnaissance pour la grâce obtenue.

Ex-voto en forme de Coeurs en métal
offerts à la statue du Saint


Coeurs en métal

Ici après guérison on a laisser
ses béquilles en ex-voto


Plaques de marbre

INVENTAIRE UNIVERSITAIRE DES EX-VOTO PEINTS DE PROVENCE

Le Professeur Bernard COUSIN vient de mettre en ligne un site Internet consacré aux ex-voto peints de Provence, appelé  LE MUR D'IMAGES, réalisé à partir du fruit de son travail sur les Ex-voto peints provencaux.   Ce site est remarquable inventaire des Ex-voto de la Provence Française. Pour accéder, cliquez sur l'adresse ci-dessous :

http://exvoto.mmsh.univ-aix.fr

On peut entrer dans ces 1300 photos d'ex-voto, par différents accès, comme la région, le site, c'est-à-dire les sanctuaires, la technique utilisée, le support de l’œuvre, la période, l’année, les personnages célestes, les scènes humaines ; ce qui offre une très grande possibilité de découverte et d’analyse de ces ex-voto.
Enfin une vidéo intéressante présente et décrits ce que sont les ex-voto provencaux.
Le 17 décembre 2014


NOTRE INVENTAIRE ET PRÉSENTATION DES EX-VOTO PEINTS DE PROVENCE

Les premiers ex-voto peints, évoquant une relation directe de l’homme aux êtres célestes, apparaissent dans les sanctuaires de l’Italie centrale au début du XVème siècle ; ils se répandent dans diverses régions de la péninsule avant de s’étendre au XVIème siècle à l’ensemble de l’Europe catholique. Le modèle italien est imité en Espagne et au Portugal et aussi en Suisse, en Allemagne du sud et en France ;il s’exporte aussi en Amérique latine.
 
En Provence, l’ex-voto peint apparaît vers 1600 dans la région de Marseille et dans celle d’Avignon. "Témoignage d’une religion et d’une culture populaire, l’ex-voto peint l’est sans conteste. Chacun d’entre eux nous livre une parcelle de la vie d’autrefois qui constitue, en quelque sorte, un livre d’images ouvert sur notre passé" (Bernard Cousin, ex-voto de Provence, éditions Desclée de Brouwer).
Il réuni sur un seul tableau : l’espace céleste où se tient la Vierge ou le Saint protecteur assis sur un nuage, l’espace humain représentant le donateur et la scène à l’origine de la demande de protection. Une inscription mentionne le nom du donateur et la date de l’évènement, dont les circonstances sont parfois précisées.
 
Les ex-voto peints se répartissent en plusieurs catégories :
 
 NAISSANCES ET MALADIES
 
 Trois ex-voto de l’ermitage Saint-Quinis à Camps-la-Source (Var)
 
 EPIDEMIES DE PESTE ET DE CHOLERA
 
FORCALQUIER
Procession à Notre-Dame de Fougères
Epidémie de peste de mai 1478
CASTELLANE 
Procession à Notre-Dame du Roc
Epidémie de Choléra de 1835
 
 
 
MARSEILLE 
Procession à Notre-Dame de la Garde
Epidémie de choléra de septembre 1849
 
ACCIDENTS DE LA CIRCULATION
 
Aix-en-Provence. Chapelle Saint-Mitre
Chevaux emballé
Camps-la-Source. Ermitage Saint-Quinis
Enfant tombé sous la diligence.
Ces ex-voto nous font voir les divers moyens de transport utilisés à diverses époques, ainsi que les modes vestimentaires des gents de ville ou des gents de villages.
 
ACCIDENTS DU TRAVAIL
des travaux des champs
 
 
Transport de la vendange
Un enfant est tombé entre les rayons d’une roue
 
Transport de la récolte
Un homme est tombé sous une roue
 
Les laboureurs sont souvent renversés par leurs mulets.
 
AUTRE TYPE D’ACCIDENTS
 
 
Jouques (Bouches-du-Rhône)
Effrayé par les gendarmes, le cheval s’est brusquement cabré provoquant la chute de la mère et de son enfant.
 
NOYADES
 
Pignans. Sanctuaire Notre-Dame des Anges
Femme tombée dans un lavoir
 Camps-la-Source. Ermitage Saint-Quinis
Enfant tombé dans la rivière
 
 INCENDIES - FOUDRE
 
  Guillaume (Alpes-Maritimes)
 Sanctuaire Notre-Dame du Buey,
incendie du village en 1682
 Cotignac. Notre-Dame de grâces
La foudre, ex-voto de 1828
 
RETOUR DE LA GUERRE
 
 
Saint-Symphorien (13)
Les trois frères Vincent, retour de Prusse
 
Camps-la-Source (83)
Le petit soldat retrouve sa famille
 
SECHERESSE
 
 
Les Arcs-en-Provence. Sanctuaire Sainte-Roseline
Les Pénitents de Lorgues en pélerinage pour demander la pluie.

CHAPELLES D’EX-VOTO
 
Les ex-voto peints se sont répandus en France au XVIIème siècle dans le contexte de la Contre-Réforme qui a développé le culte de la Vierge et la pratique des pélerinages aux sanctuaires mariaux.
La Provence possède de nombreuses chapelles d’ex-voto dont les principales se situent aux Sainte-Maries de la Mer, Martigues, Orgon, Goult, Manosque, Marseille, Allauch, Bouc-bel-air, Cotignac, Le Beaucet, Carcès, Lorgues, Saint-Tropez, Cap d’Antibes, Laghet, etc.
 
 
 
Les chapelles d’ex-voto sont nombreuses chez nos voisins d’Italie entre-autres celle du sanctuaire de Sainte-Anne de Vinadio.
 
Au fur et à mesure de l’avancement de nos recherches et de nos découvertes, et grâce aux renseignements que vous pourrez nous procurer, nous nous efforcerons de vous documenter plus amplement sur ce patrimoine religieux particulièrement riche et varié.
 
Retrouvez les Ex-Voto, sur la Base de Données www.oratoires.com 
Dans la rubrique 'Edifice', sélectionnez :' Ex-voto'
 
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EX VOTO DE SAINT QUINIS
CAMPS-LA-SOURCE (Var)

L’ERMITAGE SAINT-QUINIS ET SA CHAPELLE D’EX-VOTO
 
De nombreux ex-voto tapissent encore les murs de la chapelle, malgré la disparition d’un certain nombre que nous avions photographié en 1948. Les deux principaux thèmes traités concernent la maladie, principalement les enfants au berceau, et les accidents provoqués par les mulets et les chevaux ou par l’indiscipline des enfants. Les scènes d’intérieur nous permettent de voir le mobilier et le mode vestimentaire de l’époque. La plus part des ex-voto datent du XIXème et du XXème siècle, les plus anciens sont de la fin du XVIIIème siècle.
 
Ex-voto de 1769
Peinture sur bois : à gauche St Quinis, tête nue, nonchalamment assis sur un nuage, main levée en signe de bénédiction et tenant sa crosse de la main droite, à droite femme agenouillée, mains jointes en prière, vêtue d’un bonnet, d’une robe avec collerette et manches de dentelles, d’un grand manteau rouge serré à la taille par une ceinture ; derrière elle un bébé dans un berceau d’osier.
Un autre ex-voto de la même époque, également peint sur bois mais en mauvais état de conservation, représente au centre une femme agenouillée en prières, coiffée d’un bonnet à tuyaux et vêtue d’une veste courte tuyautée ; en arrière plan à gauche, un grand lit à rideaux avec un enfant la tête emmaillotée ; sur la droite, St Quinis debout, mitré, émergeant d’un nuage, tenant sa crosse de la main gauche et bénissant de la main droite. En bas dans l’angle droit, un beau cartouche encadré d’un décor de feuillages porte la date de 1782.
 
 
A gauche : "ex-voto Isnard Louis - 5 novembre 1857". Une femme agenouillée au pied d’un lit d’enfant, tend les bras vers Saint-Quinis ; elle est habillée d’une ample robe bleue à plis avec manches longues, d’un foulard rouge sur les épaules et coiffée d’un fichu noué sous le menton. De part et d’autre du lit, où repose l’enfant la tête couverte d’un bonnet, une femme en pleurs debout, nue tête les cheveux relevés en chignon, chaussée de ballerines, et, un homme debout en gilet, les manches retroussées tient son chapeau à la main.
 
A droite : ex-voto daté du 20 décembre 1807. Un homme et quatre femmes en prières autour du lit d’un enfant, elles sont vêtues d’amples robes à manches longues serrées à la taille, d’un petit tablier de couleur, assorti à celle de la robe, d’un fichu de couleur sur les épaules et la tête couverte d’un bonnet de dentelles.
 
   
A gauche, ne portant pas d’inscription lisible, cet ex-voto représente un homme en chemise et bonnet de nuit, couché dans un lit d’alcôve, implorant Saint-Quinis assis sur un nuage ; au centre du tableau un ange gardien ailé invite un jeune homme, vêtu d’une veste, à se rendre à l’ermitage saint-Quinis pour demander la guérison du malade.
 
A droite, dans une alcôve le malade est couché sur son lit le buste relevé par un oreiller, le prêtre en surplis et étole lui administre les sacrements, trois femmes, ainsi que l’enfant de choeur qui a accompagné le prêtre, sont agenouillés autour du lit ; elles sont habillées d’amples robes et de châles couvrant leurs épaules et coiffées de bonnets de dentelles.
 
 
A gauche : Ex-voto "1851. Marie Imbert du Puget" L’enfant est couché dans un petit lit à baldaquin, le feu est allumé dans la cheminée sur laquelle est posée une pendule sous globe de verre. La pièce est meublée d’un fauteuil à accoudoirs Louis-Philippe et d’un guéridon rond recouvert d’une nappe de couleur sur laquelle est posé un verre et un flacon de médicament. Le père est debout, le genou appuyé sur une chaise, habillé d’une chemise blanche avec noeud papillon, d’un gilet et d’une veste ; la mère vêtue d’une robe à manches longues serrée à la taille est agenouillée au pied du lit ainsi qu’un petit enfant vêtu de noir. Dans la partie céleste du tableau, Saint-Quinis est accompagné d’une Vierge à l’Enfant.
 
Au centre : Ex-voto "Agura henri de Puget-Ville". La scène se situe dans un intérieur bourgeois : sur la gauche un lit à baldaquin recouvert d’un couvre-pied en boutis piqué, tableau dans un cadre doré sur le mur du fond, la porte ouverte laisse voir l’escalier conduisant à l’étage supérieur. Sur la droite une petite chaise paillée à côté d’une cheminée en marbre noir sur laquelle est posée une lampe à globe de verre. Au centre du tableau une jeune femme à genoux surveille son bébé couché dans un berceau à bascule, elle est vêtue d’une ample robe de couleur et d’un chemisier blanc à larges manches ressérées au poignet.
 
A droite : Ex-voto "Philomène Blanc de Sainte-Anasthasie. Décembre 1866" La malade est couchée dans un lit d’alcôve recouvert d’un édredon rouge. Une religieuse à cornette lui tient la main et lui montre le ciel. Trois personnages se tiennent debout au pied du lit, le personnage central une canne à la main est habillé d’une redingote noire, et porte chapeau sur la tête ; un second personnage a une main dans la poche et tient une canne dans l’autre. Les trois personnages, sans doute des médecins, ont le visage encadré de favoris. Dans la partie céleste Saint-Quinis tenant sa crosse de la main droite, étend la main gauche en signe de bénédiction.
 
 
A gauche : Peinture sur bois. Ex-voto de "Louis Bernard de Néoules. 20 octobre 1882". La chambre est confortablement meublée avec un lit dans une alcôve fermée par des rideaux, une grande armoire à côté de la cheminée surmontée d’une glace, un petit lit d’enfant à baldaquin. Un homme et deux femmes, dont l’une tête nue, sont agenouillées au pied du lit tandis que le prêtre en soutane se tient debout. En retrait deux hommes sont debout en costume avec veste, gilet et noeud papillon, l’un d’eux tient son chapeau à la main. Les poutres du plafond sont apparentes et le sol est recouvert de tomettes rouges.
 
A droite : Sur cet ex-voto c’est une femme debout, soutenue par des béquilles qui est venue implorer Saint-Quinis, elle est accompagnée de deux femmes plus jeunes, élégamment habillées de vêtements de coloris variés.
 
 
 
A gauche : Peinture sur toile dans un beau cadre de bois doré portant la mention Mr Augustin Ollivier. Ste. Anastasie. Ex-voto 1852. Le tableau est divisé en deux parties : à gauche l’homme est tombé sous les sabots d’un cheval emballé tirant une charette de fourage, une femme lève les deux bras vers Saint-Quinis ; à droite l’homme couché sur un lit est entouré de sa famille, une femme assisse sur une chaise les yeux levés au ciel lui tient la main, elle est vêtue d’une robe bleue clair à manches longues avec un châle rouge sur les épaules, une autre femme est agenouillée sur le côté du lit, elle est vêtue d’une robe violette, d’un tablier bleu les épaules recouvertes d’un châle vert, une troisième femme est représentée agenouillée vue de dos, en robe bleue foncé ; les deux enfants sont accroupis au pied du lit, habillés de pantalons et d’une veste sérrée à la taille, le plus petit avec une veste rouge à col blanc et bonnet rouger.
 
A droite : Ex-voto de Joseph Dufieu. Juillet 1872. Autour du malade, couché sur son lit devant l’alcôve à rideaux, un groupe de cinq femmes dont deux sont agenouillées au pied du lit, une troisième est assise dans un grand fauteuil à dossier haut ; sur une petite table rectangulaire, recouiverte d’une nappe blanche, une tasse avec soucoupe.
 
 
 Saint-Quinis est imploré pour toutes sortes d’accidents.
 
A gauche : Ex-voto de Philémon Grisole. 1658. Le plancher de la maison s’effondre, la mère et son bébé dans un berceau à bascule tombent à l’étage inférieur accompagnés dans leur chute par un buffet et la vaisselle qu’il contenait : assièttes, verres, tasses, bouteilles. Un pressoir semble indiquer qu’il s’agit d’une famille de vignerons, tandis qu’au dessus, la pendule indique l’heure à laquelle l’accident s’est produit.
 
A droite : Ex-voto de Louis Brun daté du 26 juin 1878, la foudre tombe sur un arbre sous lequel la famille, en route vers l’ermitage que l’on aperçoit au loin, s’était abritée pendant l’orage.
 
   
 
Sauvé de la noyade. Cet ex-voto représente une femme agenouillée sur le bord d’un canal implorant saint-Quinis, tandis que deux hommes, dont l’un est en bras de chemise, sauvent un enfant. L’inscription précise : Merci à St. Quinis, notre protecteur et à François Rolland qui, le 12 avril 1883 a retiré de dessous le pont de la Servi le jeune Raoul de L’Estang âgé de trois ans.
 
Au centre : ex-voto janvier 1871, la scène représente un jeune imprudent tombé dans la rivière du haut d’un rocher, deux hommes sont entrain de le repêcher.
 
A droite : Ex-voto de Nicolas Jules Hyppolite du 17 septembre 1867. Une fillette saute par la fenêtre d’une maison en flammes tandis que trois hommes se précipitent pour lui portyer secours. Ce type d’accident se retrouve sur un autre ex-voto en très mauvais état représentant une fillette sautant d’un deuxième étage et portant la mention : Bouisson tombée d’une fenêtre de deuxième étage.
 
 
A gauche : Ex-voto de Théodore Blanc. 13 octobre 1866. La scène se passe au bord d’une rivière, la famille inquiète implore Saint-Quinis pour retrouver le jeune imprudent qui s’est égaré. Un autre ex-voto daté de 1856 nous montre une scène similaire où l’enfant à genoux implore le secours de Qt. Quinis.
 
A droite : Un récidiviste coutumier des chutes. Le peintre s’est habilement servi de l’arbre pour séparer le tableau en deux parties, à gauche l’enfant tombe du haut d’un rocher, à droite c’est une chute de cheval.
 
 
 
A gauche : Le 24 janvier Ricaud Hilarion, tombé sous les roues d’une charrette de foin, ne fait pas appel à Saint-Quinis mais à une Vierge qui serait Notre-Dame de Grâce de Cotignac, car dans le lointain on aperçoit la colline caractéristique des "Besseillons".
 
Au centre : Ex-voto d’Henri Rolland. octobre 1870. C’est la saison des vendanges, la charrette est chargée de cuves de bois contenant la récolte de raisins, un enfant en bas âge est pris entre les rayons de la roue, hommes et femmes occupés à vendanger se précipitent pour lui porter secours. Dans le lointain on aperçoit l’ermitage bien reconnaissable, tandis que sur la gauche, Saint-Quinis assis sur un nuage étend la main gauche en signe de protectioin.
 
A droite : Ex-voto de Marius Grisolle tombé sous les roues d’une charrette lourdement chargée tirée par deux chevaux ; le chargement est constitué de sacs de toile, c’est peut être la récolte des olives.
 
 
 
A gauche : Ex-voto de J.B. de Grandis. Xbre 1868. L’homme est prisonnier sous son mulet tombé sur le dos, deux hommes accourent pour lui porter secours. Saint-Quinis partage la partie céleste du tableau avec Notre-Dame des Anges de Pignans.
 
A droite : Peinture sur toile, datée de 1819, relatant l’accident survenu au passage d’un pont à un notable ou à un riche propriétaire. Splendide cabriolet rouge attelé de deux beaux chevaux blancs ; le conducteur est élégamment vêtu, à l’arrière sur la route une femme coiffée d’un bonnet plissé, habillée d’une robe bleue et d’un tablier rouge lève les bras au ciel pour demander la protection de Saint-Quinis, debout sur un nuage. Dans l’angle supérieur gauche on distingue l’ermitage. Le harnachement des chevaux et la structure du cabriolet sont représentés avec une grande précision.
 
 
 Trois peintures sur carton
A gauche ex-voto de 1808, accident de chasse.
 
Au centre ex-voto de 1811. Avant de partir pour la guerre le donateur est venu demander la protection de Saint-Quinis, il est en grand uniforme avec les pans de la veste relevés, gilet blanc et col rouge, son grand bicorne à cocarde posé devant lui ; une femme placée derrière lui est vêtue d’une robe rouge avec col blanc.
 
A droite, trois ans plus tard, peut-être le même officier, de retour de la guerre, il est agenouillé soutenu par des béquilles et porte son bicorne sur la tête ; deux hommes l’accompagnent avec leurs grands chapeaux à fonds plat et à larges bords posés à terre.
 
 
 De nos jours on porte encore des ex-voto à l’ermitage de Saint-Quinis.
A gauche ex-voto du 28 mai 1993, les tracteurs ont remplacé les mulets !
 
A droite un ex-voto insolite de remerciements à Saint-Quinis, daté de 1991. Un enfant est couché dans un lit d’hopital, au pied du lit une feuille de température avec à gauche le drapeau du Canada et à droite celui du Québec. De part et d’autre du lit : le Sacré-Coeur de Montréal et Saint-Quinis, tous deux tiennent un coeur dans leur main droite, signe éventuel d’une transplantation cardiaque ?
 
Vous trouverez tous les Ex-voto de Saint Quinis sur la Base de Données www.oratoires.com
 

LES EX-VOTO MARINS
 

Si les ex-voto marins trouvent logiquement leur place dans les sanctuaires situés sur les côtes de la Manche et de l’Atlantique et le long des rivages méditerranéens du Golfe de Lion à l’Italie, il n’est pas exclus d’en rencontrer dans l’intérieur des terres comme cet ex-voto de 1754 à l’Ermitage Notre-Dame de Consolation à Jouques (13). Le tableau en deux parties représente à gauche le donateur, un cierge à la main remerciant la Vierge d’avoir épargné son navire, la belle caravelle toutes voiles dehors représentée à droite. L’église Notre-Dame de Romigier de Manosque possède un ex-voto marin qui a fait l’objet de nos recherches et de la publication de notre ouvrage sur Mgr Reyne, aumônier de la Marine lors de la bataille de Sébastopol, puis évêque de Basse-Terre (Guadeloupe). Dans les deux cas ce n’est pas à la Vierge "Etoile de la Mer", protectrice générale des marins, qu’ils s’adressent mais à celle de leur village, prouvant ainsi leur attachement viscéral à une dévotion locale.
 
 Jouques. Ermitage Notre-Dame de Consolation
 
 Sanctuaire Notre-Dame-des-Anges à Lurs (04)
 Ex-Voto Pierre Magnan. 1741
 
Le sanctuaire Notre-Dame des Anges à Lurs (04) possède 42 ex-voto dont la majorité est inscrite à titre d’objet à l’Inventaire des monuments Historiques. Parmi les plus anciens trois sont datés respectivement de 1727, 1739, et 1741, deux autres non datés sont également du XVIIIème siècle ; les autres sont datés du XIXème siècle.
Ces ex-voto ont fait l’objet d’un inventaire photographique et d’une publication de l’Association pour l’Etude et la Sauvegarde du patrimoine religieux de la Haute-Provence, (bulletin n° 21 bis 1998, disponible au siège de l’association).
Ces peintures à l’huile sur toile mesurent en moyenne 0,35 de hauteur sur 0,45 de largeur ; plusieurs de très belles factures sont signés de Joseph Aubanel, natif d’Avignon, frère aîné de Théodore Aubanel imprimeur et poète d’expression provençale, fondateur du Félibrige avec Mistral et Roumanille.
L’ex-voto ci-dessous, représentant une bataille navale accompagné d’une banderole sur laquelle est inscrit « EX VOTO. FAIT PAR PIERRE MAGNAN EMBARQUE SUR L’AQUILON LE 6 AOUT 1741 », a retenu toute notre attention. Nos premières recherches nous ont permis d’apprendre que l’Aquilon, vaisseau de 44 canons, avait participé le 22 février 1744 à la Bataille du Cap Sicié, sous les ordres du Lieutenant général Court La Bruyère, au cours de la quelle la flotte franco espagnole mis en déroute la flotte britannique.
 
 
 
 
 Exemples en d’autres Sanctuaires
 
 Ex-Voto marin à Bouc-Bel-Air (13) Ex-Voto marin à Pignans (83)
 
  Ex-voto marin au sanctuaire de Sainte-Anne de Beaupré au Canada
 
 
Sanctuaire de Notre-Dame de Bon-Port à la Garoupe à Antibes (06)
 
Sanctuaire de ND de Bon-Port, jouxtant ND de la Garde à La Garoupe, Antibes (06)
 
Vue d’Ex-Voto marins dont des maquettes de bateaux à ND de la Garde à la Garoupe
 
Site des Amis du Sanctuaire de la Garoupe : Avec l’amabilité de http://garoupe.free.fr/
Retrouvez de beaux Ex-voto de La Garoupe sur notre Base de Données www.oratoires.com

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LES EX-VOTO DE NOTRE DAME DE LAGHET

Le Sanctuaire Marial de Laghet, aujourd’hui sur la commune de La Trinité, faisait jadis partie de la paroisse d’Eze. Au lieu dit de Laghet, au fond du vallon était une pauvre chapelle en très mauvais état qui était desservie par un prêtre d’Eze Don Fighiera depuis 1624 et ce pendant 25 ans.
Pour seul ornement la chapelle avait une vieille statue de Notre Dame, en bois vermoulu, défigurée par une fente qui la coupait presque en deux ; très vénérée par les paysans et habitants des campagnes environnantes Notre Dame de Laghet était souvent invoquée pour demander sa protection contre les duretés de la vie et les malheurs des temps.
 
LES MIRACLES
 Trois miracles vont avoir lieu successivement en ce XVIIème siècle, qui vont frapper les esprits et amener des foules à Laghet, avec une réputation qui ne faiblira pas pendant les siècles qui suivront.
 

La guérison de Hyacinthe Casanova

 
Nous sommes au XVIIème siècle, et le monégasque Hyacinthe Casanova est malade de la peste, ils avait prié mais en vain, et des voisins lui parlèrent alors de la petite chapelle de Laghet et de sa Vierge, on se mit à genoux dans la chambre, et la guérison totale et subite fût obtenue.
En signe de reconnaissance, Casanova organise un pèlerinage à Laghet avec ses voisins sa famille, ses amis, auquel s’ajouteront au cours du cortège des habitants de La Turbie. La renommée du miracle se répandit immédiatement.
 
 
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La conversion de Marie Aicard
 
A la même époque, à La Turbie, Jean Aicard était plongé dans une grande détresse, sa fille nommée Marie à la fois épileptique et possédée du démon était d’une méchanceté sans pareille tel que Don Figheira nous le conte " Elle poursuivait ses parents avec un bâton, leur jetant des pierres et cent actions de ce goût" Il amène sa fille à Laghet et demande à Don Figheira de l’exorciser, ce qu’il fit et lui fit prier la Vierge, et aussitôt elle fût délivrée et guérie.
 
En reconnaissance de ce miracle dont il fût témoin Don Fighiera remplaça la vieille statue vermoulue qui fût murée derrière l’Autel, par une belle statue en bois dorée qu’il possédait à Eze, et qu’il avait faire à un sculpteur parisien nommé Pierre Moïse ; c’est l’actuelle statue de Notre Dame de Laghet, placée dans le sanctuaire au dessus du Maître-Autel.
 
La délivrance de l’esclave
 
Une femme veuve de Monaco nommée Anne Giongona, était venue à Laghet prier la Vierge, pour la délivrance de son fils prisonnier des Barbaresques qui le capturèrent entrain de pêcher. Elle vit en songe son fils libre, qui effectivement rentra chez lui, il avait été libéré au moment ou sa mère le ressentit en songe après de longues prières.
 
LES REACTIONS EPISCOPALES
 
L’évêque de Nice, Mgr Didier de Palletis, ordonna une enquête canonique qui conclut à la véracité des miracles avec 22 des 36 faits allégués en 18 mois qui ont ainsi été reconnus comme avérés et accompagnés ni d’excitations malvenues, ni de pratiques douteuses.
L’évêque institua alors canoniquement le culte de Notre Dame de Laghet le 28 décembre 1653. Il informa la souveraine Christine de France, Duchesse de Savoie et régente, et c’est depuis ce temps que la famille Ducale puis Royale à particulièrement vénérée Notre Dame de Laghet, et ce jusqu’a nos jours.
 
LE SANCTUAIRE DE NICE
 
Les Syndics de la ville de Nice, placèrent leur ville sous la protection spéciale de la Madone, et le 28 avril 1654, eue lieu le premier pèlerinage officiel avec une procession venue à pied depuis la cathédrale de Nice, précédée du clergé, des Syndics, suivis par tout un peuple. Très rapidement la chapelle de Laghet devint un sanctuaire très fréquenté par les Niçois et tous les habitants des alentours, de Ligurie jusqu’a Gênes et du Piémont. En 1674, l’évêque de Nice installa les Carmes Déchaux de Turin à Laghet dans des bâtiments agrandis et reconstruits.
Les Carmes Déchaux chassés par les lois antireligieuses de la IIIème république en 1901. Après des décennies d’utilisations diverses comme paroisse et Petit Séminaire, le couvent fut attribué aux Soeurs de l’Ordre des Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre en 1978.
 
Les bâtiments du Sanctuaire de Laghet qui seront prochainement restaurés, sont un chef-d’oeuvre de l’art baroque niçois et à eux seuls méritent une visite, et si la Vierge qui est dans l’église est très vénérée, le couvent contient une collection extraordinaire d’Ex-voto disposés sur tous les murs du cloître, tandis que d’autres classé MH dont certains magnifiques, peints sur verre, sont conservés dans un musée spécifique adjacent.
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LES EX-VOTO DE NOTRE DAME DE LAGHET
 
Les Ex-voto témoignent de la ferveur des croyants, qui remercient la Madone pour les miracles et les grâces reçues par son intercession. Ce sont très souvent des dessins ou des tableaux d’expression naïve, qui relatent les circonstances du péril et l’intervention salvatrice de la Vierge ; ce sont des oeuvres très émouvantes. Certains bénéficiaires des grâces reçues font appel à des peintres professionnels, et l’on reconnait des tableaux du même peintre anonyme. Ces oeuvres illustrent en fait un moment douloureux très brefs, celui de l’accident par exemple, le souvenir en mémoire est alors transcrit en image. 
Les ex-voto présentent un grand intérêt pour découvrir les us et coutumes des temps passés les paysages d’alors, les métiers, les outils, les vêtements, bref la vie des temps révolus.
Les premiers ex-voto sont attestés dès 1652, mais par la persécution religieuse des Révolutionnaires français, ils seront tous brûlés ; Le plus ancien subsistant est daté de 1793.
 
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ND de Laghet compte aujourd’hui plus de 4000 Ex-Voto, dont 800 d’entre eux sont classés "Monuments Historiques". Les ex-voto décorent les murs du cloître, ceux de la crypte (photos ci dessus) et les plus précieux sont exposés dans un musée spécifique (photos ci-dessous).
 
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Ils évoquent les maladies pour un quart d’entre-eux, les chutes et les accidents pour la moitié, ensuite les faits de guerre et les catastrophes naturelles se partagent presque également le solde.
 
La Maladie
 
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 Un mari prie la Madone en espérant la guérison de sa femme atteinte d’une grave maladie, il sera exaucé en avril 1900 ; on voit un intérieur bourgeois d’une famille très pieuse, dans l’angle droit en haut la Madone de Laghet est représentée.  Le 4 septembre 1891, Blanche qui était apparemment dans un état désespéré, à été guérie ; on voit un intérieur simple, les médecins qui semblent impuissants, et le mari qui prie la Madone de Laghet qui apparaît en haut à droite du tableau.
 
    L’Accident
 
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 Remarquable tableau qui montre un accident du travail dans un moulin à huile, survenu le 5 avril 1838, un homme a un bras pris dans les engrenages, ses compagnons essaient d’arrêter la machine, mais Notre Dame de Laghet veille et notre blessé s’en sortira.  Ce tableau représente un accident automobile survenu le 19 février 1928 à une famille d’Antibes, La voiture est dans le fossé, les occupants ont été éjectés, mais personne n’a été blessé, grâce à l’intervention de Notre Dame de Laghet.
 
 La Guerre
 
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 C’est l’ex-voto le plus ancien, il est daté de 1793 et évoque la bataille de l’Authion entre les soldats Sardes que l’on voit au premier plan et qui reçoivent le soutien de Notre Dame de Laghet, et les soldats révolutionnaires français antichrétiens que l’on aperçoit au fond. Une scène militaire du XXème siècle, une troupe de montagne ennemie est en marche, et notre soldat à du être blessé, on lui porte secours grâce à l’intercession de ND de Laghet et il sera sauvé.
 
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Nous sommes au front en 1914, et un servant de mortier est gravement blessé par des éclats, mais grâce à ND de Laghet qui est figurée au dessus du champ de bataille, il sera sauvé.
Le 7 mars 1943, Jean Piccone et un de ses compagnons se sont évadés avec succès d’un camp de prisonniers, il remercie ND de Laghet qu’il a du prier pour sa liberté. Reconnaissance du Colonel Marc à ND de Laghet pour avoir été libéré du camp de prisonniers pour officiers IV C, nous sommes là au temps de la guerre 1939-1945.
 
Faits anecdotiques
 
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Curieuse scène ou l’on voit un cochon qui est monté à l’étage ou dormait un bébé, Virginie Ciccion âgée de 15 mois, et qui sans l’intercession de ND de Laghet que l’on voit au dessus de la scène, aurait été dévorée par l’animal. Dessin de 1959, par un garçon qui sans doute contre toute attente, à réussi l’oral de mathématiques et sans doute son examen, il en remercie ND de Laghet.
 
 
Ex-voto marins
 
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 Très bel ex-voto peint sur verre ; Le 12 avril 1839, trois pêcheurs dans une barque, se trouvent dans une mer démontée, et ils ne devront leur salut qu’a ND de Laghet que l’on aperçoit en haut à gauche.  Le 19 février 1855, le bateau français La Nemade est en perdition sur les côtes de Crimée, et le marin Bernard Chai à réussi à rejoindre la terre , il en remercie ND de Laghet que l’on aperçoit en haut à gauche.
Source Maurice Brillant : le Vallon de la Vierge, Pierre Silvy : ND de Laghet, Patrizia & Gérard. Colletta : Les Cimaises de la Grâce, . Photos de B. Libaud, Textes de F. Libaud
 
Vous trouverez des Ex-voto du Sanctuaire de Notre Dame de Laghet, qui sont publiés sur notre Base de Données www.oratoires.com

BIBLIOGRAPHIE SUR LES EX-VOTO

Pour continuer à étudier cet intéressant sujet, nous vous signalons que des ouvrages remarquables traitent des ex-voto, que l'on peut se procurer en neufs pour quelques-uns (N) et en  occasion pour la plupart (O), notamment sur Internet  :

EX-VOTO du Sanctuaire des Sources de la Seine, Musée Archéologique de Dijon, 1966 (O)
Les EX-VOTO du Valais/Walliser Votivbilder, Collectif, Manoir de Martigny, 1973 (O)
EX-VOTO marin du Ponant, Collectif, Musée de la Marine, 1975 (O)
EX-VOTO marins du Roussillon, par Dominique Lavedrine, Conflent, 1976 (O)
EX-VOTO du Roussillon, Dominique Lavédrine, Villefranche-de-Conflent, 1976 (O)
EX-VOTO Marins par F&C Boullet aux Editions Maritimes et d'Outre-mer, 1978 (O)
EX-VOTO marins de Méditerranée, collectif, Musée de la Marine, 1978 (O)
Les EX-VOTO de Provence par Bernard Cousin, Ed DDB, 1981. (O)
EX-VOTO marins dans le monde de l'Antiquité à nos jours, Musée de la Marine, 1981 (O)
Piété des gens de Mer, Les EX-VOTO du Languedoc,  par C. Lopez & J.C. Gaussent, Ed. Domens, 1994 (O)
EX-VOTO marins de Notre Dame de la Garde, par Félix Reynaud, Ed. La Thune, 1996. (N)
EX-VOTO de Notre Dame de la Garde, La vie publique, par Félix Reynaud, Ed. La Thune,1997. (N)
EX-VOTO de Notre Dame de la Garde, La vie quotidienne, Félix Reynaud, Ed. La Thune, 2000. (N)
Les EX-VOTO et Notre Dame de Grâce, Ed. de la Lieutenance, à Honfleur, années 2000. (N)
Les EX-VOTO Gallo-romains de Chamalières ( Musée Bargoin) , Ministère de la Culture, 2000 (N)
Les EX-VOTO de la Collégiale Saint Paul à Hyères, Itinéraires du Patrimoine, 2006. (N)
LES CIMAISES DE LA GRÂCE par Gérard et Patrizia Colletta, Ed. Serre, 2009 (N)
EX-VOTO 'S Getuigen van permanente devotie, par Sibylla Goegebuer, Hopital St Jean Musea Brugge, 2011 (N)
VALCLUSE, La Notre-Dame du pays de Grasse, (Catalogue des Ex-voto inclus) par Gilles Sinicropi, avec la collaboration de Guy Feynerol et Marie Hélène Froesclhé-Chopard, Ed. Serre, 2014 (N)