LE SAINT DES ALPES, BERNARD DE MENTHON
LE SAINT DES ALPES, BERNARD DE MENTHON
4 juin 2010
Une destinée de Chevalier !
Bernard grandit en recevant une éducation chrétienne solide par sa mère, et une formation de Chevalier par son père, à 7 ans il monte à cheval, puis manie l’épée, tire à l’arc, il devient expert en maniement des armes de son temps, dans le but de succéder à son père.
Son éducation est faite par Maitre Germain qui lui enseigne les lettres, le latin, le calcul et l’histoire du Comté de Genève et du Royaume de Bourgogne. A 15 ans ses parents l’envoyèrent à Paris terminer ses études à l’école Cathédrale ; il en résultait une formation devant faire de lui un grand Seigneur promis à de très hautes responsabilités politiques et militaires. Mais déjà Bernard sentait l’appel du Christ, la vie religieuse l’attirait. Mais à son retour à Menthon, ses parents avaient formé le projet de le marier à une belle jeune fille de grande famille Marguerite de Miolans, ce qui contraria beaucoup Bernard qui se sentait de plus en plus attiré par la vie religieuse qu’il se promet d’adopter.
Son éducation est faite par Maitre Germain qui lui enseigne les lettres, le latin, le calcul et l’histoire du Comté de Genève et du Royaume de Bourgogne. A 15 ans ses parents l’envoyèrent à Paris terminer ses études à l’école Cathédrale ; il en résultait une formation devant faire de lui un grand Seigneur promis à de très hautes responsabilités politiques et militaires. Mais déjà Bernard sentait l’appel du Christ, la vie religieuse l’attirait. Mais à son retour à Menthon, ses parents avaient formé le projet de le marier à une belle jeune fille de grande famille Marguerite de Miolans, ce qui contraria beaucoup Bernard qui se sentait de plus en plus attiré par la vie religieuse qu’il se promet d’adopter.
L’appel du Christ
L’Apôtre des Alpes
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Dans sa charge il parcourait toutes les vallées alpines pour convertir les habitants par ses prêches et en éliminant les survivances des cultes païens ; il accueillait régulièrement les pèlerins, les marchands, tous les voyageurs qui venaient de passer par le col du MontJoux à 2473 m, anciennement le Mont Jupiter ou César avait fait bâtir un temple qui abritait encore la statue du dieu. Les voyageurs qui s’aventuraient à passer ce col affrontaient les périls naturels tels les avalanches, les orages, et surtout les brigands, ils arrivaient terrorisés, épuisés, dévalisés, tandis que d’autres y trouvaient la mort.
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Le col l’hiver
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Guidé par sa vénération pour Saint Nicolas, Bernard suivis de voyageurs rescapés monta jusqu’au col de Joux, et selon la légende, à l’aide de son étole qui se transforma en chaîne, renversa la statue de Jupiter qui se brisa, et chassa les brigands, ensuite il bénit le lieu et y planta une croix. De même quelques temps après il monta au col de la colonne de Jupiter (Petit Saint Bernard) ou s’élevait une colonne sur laquelle reposait une grosse pierre rouge et brillante appelée l’Oeil de Jupiter et supposée objet de tous les maléfices qu’il renversa, la colonne et la grosse pierre se cassèrent, de même il bénit le lieu et y planta une croix.
L’Hospice selon une gravure du XIX
Le diable et Saint Bernard
| Dans le paganisme de l’ancien Orient, le diable est considéré comme une force obscure dont la présence est soupçonnée derrière les maux qui assaillent l’homme. On lui attribue l’emprise sur certains lieux « ensorcelés », sur la maladie, sur les revers de fortune. On en vient ensuite à rendre un culte à ces forces diaboliques, comme à des dieux, pour se les concilier, apaiser leur colère et conjurer leurs mauvais sorts. C’est ainsi qu’on en fait des représentations picturales ou des statues pour donner un visage à ces forces qui perturbaient la vie quotidienne. On représente le diable de la manière la plus laide possible pour indiquer combien son action est maléfique pour l’homme. Dans l’iconographie de St. Bernard, le diable est toujours présent, aux pieds du Saint. Il est peint ou sculpté sous les apparences d’un dragon en furie, montrant ses crocs acérés. Son corps prend la forme d’un animal horrible et une apparence hideuse, pour symboliser au mieux les forces du mal. De fait, il doit signifier les dangers que représente la montagne en ce temps-là tels les dangers du froid, de la neige, de la tempête et du brouillard ; les dangers de l’insécurité de la montagne habitée par des hordes de bandits prêts à rançonner tout passant, pèlerin ou commerçant ; et les dangers de la fatigue jusqu’à l’épuisement, c’est à dire de la mort blanche. Il représente également les ravages opérés par les différents cultes païens qui envahissent le monde de l’époque. Cependant, le diable est toujours représenté enchaîné et soumis à Saint Bernard. Celui-ci le « tient en laisse », posant son pied sur la tête ou sur le corps du dragon, comme le vainqueur pose son pied sur le corps de sa victime qui gît à ses pieds. |
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Fresque de la chapelle Saint Bernard à Rezzo.
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A gauche une représentation caractéristique de la victoire de Saint Bernard par une fresque du XVI ème siècle des montagnes de Ligurie.
A droite une représentation gravée assez conventionnelle de la fin du XIXème siècle
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Saint Bernard enchaînant le dragon
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Les Reliques de Saint Bernard
On lui attribue de nombreux miracles faits durant sa vie comme le rapporte le chanoine georges Delavy dans son ouvrage " La vie de saint Bernard de Menthon, édité en 1862. Il mourut à Novare le 15 juin 1081 au cours du retour d’un voyage à Rome, et son corps fût placé dans un cercueil de marbre. Puis ses reliques furent partagées avec une partie mise dans une urne de pierre sous l’autel érigé en son honneur dans l’église St Laurent et l’autre partie dans une chasse en bois placée sous le maître autel de la même église ; Puis cette église étant démolie les reliques furent transférées dans la Cathédrale de Novare, enfin plus tard ces reliques furent partagées.
Des reliques de Saint Bernard de Menthon se trouvent à l’église de Mont-Joux qui possède une partie du crâne ; une dent et deux ossements sont à la chapelle du château de Menthon ; quelques ossements à l’Abbaye de Saint-Maurice en Valais qui possède aussi une côte renfermée dans un bras reliquaire en argent ; bien sur la cathédrale de Novare tout comme à la cathédrale d’Aoste possèdent des reliques, ainsi que les églises de Casal, de campessières, et l’église St Roch de Turin. A ces reliques du Saint s’ajoutent divers objet personnels qui sont conservé dans l’église du Mont-Joux, tel son anneau, des coupes en bois, une cuillère en argent.
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Ci-dessus le buste reliquaire de Saint Bernard à ll’Hospice du Grand Saint Bernard, un manuscrit ancien,et un très beau retable de l’église paroissiale de Lucéram (06) peint vers 1490, sans doute par l’atelier de Louis Bréa, représentant Saint Bernard de Menthon entouré de Saint Claude et de Saint Benoît.
Comme illustré plus haut, pour s’approprier la protection du Saint contre les maux de ce temps , des représentations furent peintes en diverses églises et chapelles comme l’église paroissiale de Lucéram (06) qui possède un retable représentant Saint Bernard de Menthon, ou la chapelle de Roure (06) ornée de belles fresques de la vie du Saint, ainsi que bien d’autres édifices encore.
Représentations de Saint Bernard de Menthon aujourd’hui
Il est le Patron des montagnards et des alpinistes, proclamé par Pie XI en 1923 et est fêté le 15 juin, et est très vénéré par les montagnards. De même de nombreuses églises de villes et villages des Alpes, sont sous sa dédicace, tant en France qu’en Italie et en suisse, ainsi que l’église de Ferrette (68), parce que elle était administrée par des Chanoines réguliers de Saint Augustin par exemple.
Textes et photos provenant de différentes sources.
















